Vaste marche pour le climat et anti-Trump à Washington

Les manifestants ont défilé sur l'avenue Pennsylvanie pendant la « Marche pour le climat », à Washington DC.
Photo: Jose Luis Magana Agence France-Presse Les manifestants ont défilé sur l'avenue Pennsylvanie pendant la « Marche pour le climat », à Washington DC.

Washington — Des dizaines de milliers d’Américains ont défilé samedi du Capitole à la Maison-Blanche pour marquer l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique et dénoncer les retours en arrière du président Donald Trump sur la question.

Cette « Marche pour le climat » s’est déroulée sous une forte température au centième jour de la présidence du milliardaire climatosceptique, cible de nombreux slogans et très critiqué par les manifestants de tous âges rassemblés.

Leonardo DiCaprio, acteur de renommée mondiale, a pris part au défilé au milieu d’un groupe d’Amérindiens. « Le changement climatique est réel », affichait une pancarte qu’il tenait devant lui.

« Trump revient sur les lois adoptées, il parle de sortir de l’accord de Paris [de décembre 2015 sur le climat], il essaie de relancer le pétrole et le charbon alors qu’ils sont sur le déclin, il fait tout l’opposé de ce qu’il faudrait faire », détaillait ainsi à l’AFP Robert Siegel, un ingénieur venu de l’État de New York pour cette manifestation.

Photo: Jose Luis Magana Agence France-Presse L'acteur américain Leonardo DiCaprio marche avec un groupe de peuples autochtones d'Amérique du Nord et du Sud, à Washington DC.

Certaines pancartes détournaient le fameux slogan de Trump, « Rendre sa grandeur à l’Amérique » en « Rendre sa fraîcheur à l’Amérique ». D’autres moquaient le coût environnemental de ses fréquents week-ends en Floride, en ajoutant que son palace de Mar-a-Lago était menacé par la montée des océans.

« Nous représentons la majorité, même si nous ne sommes pas au pouvoir actuellement. Une majorité de la population est d’accord avec les idées de cette marche », estimait Bill Jenkins, un professeur de musique, en référence au vote populaire perdu par Donald Trump lors de l’élection qu’il a remportée le 8 novembre 2016.

Beaucoup d’autres banderoles faisaient la promotion d’une économie plus verte, accordant une plus large place aux énergies renouvelables, et avertissaient du danger de l’inaction, dénonçant les déclarations contraires de Donald Trump.

Celui-ci a notamment affirmé que les dérèglements climatiques étaient un « canular » ou un « concept inventé par les Chinois pour empêcher l’industrie américaine d’être compétitive ».

Pour Kem Morawski, une retraitée vivant dans l’État du Maryland, l’objectif de cette mobilisation est de « montrer au Congrès qu’il y a beaucoup de monde, leurs électeurs, qui sont préoccupés par le changement climatique ».

Quant à Trump, poursuivait-elle, « je ne suis pas sûre qu’il nous écoutera ».

2 commentaires
  • Colette Pagé - Inscrite 29 avril 2017 18 h 49

    Se tenir debout !

    Résister et dénoncer face à ce Président climatosceptique ignorant des conséquences de ses décisions sur l'environnement prêt à ré-ouvrir les mines de charbon alors qu'aucun débouché n'existe pour ce produit.

    Si bien que le musée du charbon se chauffe à l'énergie solaire.

  • Gilles Bonin - Abonné 29 avril 2017 20 h 00

    Pendant ce temps...

    Comme tout «bullyer», ce cher Trump est peureux et il a fuit le dîner des media, pour un rally électoral dedénigrement des journaux et journalistes d'auto-congratulation sur ses fantastiques 100 jours. En 5 minutes d'éructations, il a menti une dizaine de fois... Bof! avec lui, vous savez; mais c'est pour cela qu'il est aussi un dangereux.