Donald Trump renonce à rompre l'ALENA

Le président américain, Donald Trump
Photo: Mark Wilson / Getty Images / AFP Le président américain, Donald Trump

Washington — Les trois pays signataires du traité de libre échange nord-américain ALENA, États-Unis, Mexique et Canada, prévoient de renégocier « rapidement » cet accord commercial, a affirmé la Maison Blanche mercredi soir.

 

Le président Donald Trump « a accepté de ne pas rompre le traité ALENA à ce jour, et les [trois] dirigeants sont convenus d’agir rapidement […] pour permettre la renégociation de ce traité », précise le communiqué de la Maison-Blanche.

Selon ce texte, le président Trump a parlé dans la soirée à son homologue mexicain Enrique Pena Nieto et au premier ministre canadien Justin Trudeau : « Ces deux conversations ont été agréables et constructives », est-il précisé.


« Il est de mon pouvoir de remettre le traité ALNA à jour, via la renégociation. Et c’est un honneur de discuter avec à la fois le président Pena Nieto et le premier ministre Trudeau, et je crois que le résultat final rendra les trois pays plus forts et meilleurs », a déclaré le président Trump, cité dans ce communiqué.

Menace de décret
Cette annonce est intervenue quelques heures à peine après une information du Wall Street Journal selon qui le président Trump pourrait décider seul de mettre fin à ce traité.

Un décret de l’exécutif à cet effet était en voie de finalisation, selon deux membres de la Maison-Blanche auprès du site d’informations Politico, et celui-ci aurait pu être pris d’ici une à deux semaines. Le New York Times avait cité de son côté un haut responsable du gouvernement, selon qui Trump allait vraisemblablement signer un tel décret.

Ces informations avaient été aussitôt qualifiées de « rumeur » par le secrétaire au Commerce Wilbur Ross : « Il y a eu une rumeur aujourd’hui qu’il y aurait un décret, juste une rumeur, et mon habitude est de commenter ce que nous faisons ou nous allons faire et non pas de commenter des rumeurs. »

Ce traité de l’ALENA, signé le 1er janvier 1994, a été qualifié de « désastre » par le président Trump, qui s’est à de multiples reprises engagé à le renégocier, voire à l’abandonner purement et simplement. Selon lui, cet accord commercial aurait causé la perte de millions d’emplois pour l’industrie sur le sol américain, ceux-ci ayant notamment été transférés au Mexique.

Exemple de la volonté de l’administration Trump de revoir ses relations commerciales avec ses deux voisins : des mesures tarifaires viennent d’être prises contre les importations de bois de construction canadien, et des représailles ont été envisagées face aux décisions canadiennes nuisant aux producteurs laitiers américains. Le bois de construction et le lait ne sont toutefois pas couverts par les dispositions de l’ALENA.
 
1 commentaire
  • Daniel Bérubé - Inscrit 27 avril 2017 08 h 00

    Dommage...

    Car je m'interroge à savoir si ce n'aurait pas été la solution...

    Un "grand frère" tout au moins honnête et sincère, sans odeurs d'abus à tout moment est intéressant, mais quand nous avons souvent affaire à un abuseur de sa force (économique, politique ou autre) là, parfois une relation est a remettre en question...

    Il vaut beaucoup mieux avoir un ami vrais et sincère ailleurs qu'un grand frère voisin abuseur !

    Le capitalisme sauvage n'est pas la solution pour tout les problèmes mondiaux présents et à venir.

    L'Angleterre s'est retirer d'ententes semblables (zone euro) pour beaucoups moins que ça...