Trump lance l’offensive pour rallier l’opinion à l’abrogation de l’«Obamacare»

Le porte-parole de l’exécutif, Sean Spicer, s'adresse aux membres des médias à la Maison-Blanche.
Photo: Pablo Martinez Monsivais Associated Press Le porte-parole de l’exécutif, Sean Spicer, s'adresse aux membres des médias à la Maison-Blanche.

Donald Trump et la Maison-Blanche ont lancé une offensive politique et médiatique pour vendre le projet républicain de réforme du système de santé et d’abrogation de l’« Obamacare », mais l’aile droite de la majorité regimbe.

Revêtant les habits de chef de parti, le président a reçu mercredi soir les leaders d’influentes organisations conservatrices afin de vaincre leurs réticences, et il devait aussi dîner à la Maison-Blanche avec Ted Cruz, son ex-rival des primaires, sénateur du Texas, dont la voix est décisive.

« Ce fut une bonne occasion d’échanger des idées afin de trouver un terrain d’entente », a déclaré diplomatiquement Adam Brandon, président de l’organisation FreedomWorks, l’un des six groupes conviés dans le Bureau ovale et qui ont appelé à torpiller le plan dévoilé cette semaine.

Le porte-parole de l’exécutif, Sean Spicer, a promis de nombreux déplacements et des interventions de responsables du gouvernement sur des chaînes de télévision et de radio locales, afin de convaincre les Américains que la réforme abaisserait le coût de la santé.

Tous les républicains sont d’accord pour abroger l’Obamacare, la réforme de 2010 emblématique de la dérive socialisante des années Barack Obama, disent-ils.

Mais par quoi la remplacer ?

Les chefs républicains ont concocté une proposition de loi qui « abroge et remplace » simultanément, selon leur formule, et qu’ils veulent faire adopter au pas de charge, avant les vacances de Pâques dans un mois.

Mais ce texte ne va pas assez loin pour les ex-élus du très droitier Tea Party. Ils l’ont qualifié d’Obamacare « light » et exigent un désengagement complet de l’État du marché de la santé.

Les démocrates ont dénoncé un texte « catastrophe » qui ferait perdre à des millions de personnes leur couverture maladie et supprimerait des impôts pour les plus aisés. Mais du point de vue des chefs de la majorité, leur texte est un compromis, calibré pour satisfaire les républicains modérés.

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