La Maison-Blanche chasse des médias de son point de presse

Plusieurs médias américains se sont vu refuser l’accès au point de presse de la Maison-Blanche.
Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse Plusieurs médias américains se sont vu refuser l’accès au point de presse de la Maison-Blanche.

Plusieurs médias américains se sont vu refuser l'accès au point de presse de la Maison-Blanche, vendredi après-midi, une mesure hautement inhabituelle dans le milieu politico-médiatique américain.

Parmi les exclus, on compte d'importants médias traditionnels – CNN, le New York Times et le Los Angeles Times –, mais aussi le média numérique Politico. En signe de solidarité, d'autres médias, dont l'Associated Press et le magazine TIME, ont décidé de boycotter le point de presse.

Des médias plus conservateurs, comme Breitbart News et One America News Network (OANN), ont été inclus dans le groupe autorisé à y assister.

Les exclus ont rapidement dénoncé le geste. « Rien de tel n'est jamais arrivé à la Maison-Blanche pendant notre longue histoire », a affirmé Dean Baquet, le rédacteur en chef du New York Times, sur le site web du quotidien.

De son côté, CNN a fait usage des médias sociaux pour faire entendre sa colère. « Apparemment, c’est de cette manière que [la Maison-Blanche] réplique quand on rapporte des faits qu’elle n’aime pas », ont tweeté les porte-paroles du réseau d'information continue.

   

Interrogé à propos de la décision, un porte-parole de la Maison-Blanche, Raj Shah, a nié que le geste visait des médias en particulier.

Plus de détails à venir.


 
6 commentaires
  • André Mongrain - Abonné 24 février 2017 15 h 19

    Jusqu'où !!!

    À chaque jour, on pense avoir vu le pire avec ce monsieur Trump et son équipe. Et bien non..... C'était presque drôle il y a un an, mais là ça commence presque à faire peur.....

  • Colette Pagé - Inscrite 24 février 2017 15 h 42

    Liberté de presse en péril !

    Ce Président autocrate et dominateur, un boutefeu incontrôlable et un menteur pathologique se venge des médias qui ne sont pas à sa botte.

    En espérant que les médias exclus des points de presse saissiront la justice au motif de discrimination et d'entorses à la liberté d'expression et à la liberté de presse.

    Qui aurait un jour pensé que la liberté de presse serait en péril en Amérique. Seul Donald Trump pouvait réussir cet honteux exploit .

  • Louis Gérard Guillotte - Inscrit 24 février 2017 16 h 51

    Oh! la la! Je me croirais en Turquie.

    Cet évènement est l'équivalent d'une collision de plaques tectoniques.
    Mettre la PRESSE AU PAS ne peut-être con-ceptualisé que par une mentalité dictato-
    riale obscurantiste,imprégnant le noyau présidentiel et les électrons assujettis qui
    tournent autour en toute vassalité.

    Comme cette "exclusion" l'était pour un point-de-presse informel,question de vérifier
    l'effet de cette Première,attendons ce qu'il en sera lors du prochain point-de-presse
    officiel.Entre temps,cette mesure d'exclusion servirait-elle d'avertissement à la liberté de Presse américaine de marcher les fesses serrées afin de faire leurs courbettes à
    l'Auguste Président?

    Hélas!pour l'Auguste Trump!S'attaquer au troisième pouvoir,pilier de toutes les démo-
    craties respectant cette haute conception de civilisation,hélas pour lui car il n'a pas,
    ils n'ont pas,pleinement conscience de ce à quoi ils s'attaquent!C'est mal connaître la
    lucide vocation journalistique qui est soutenue par une solide colonne vertébrale née
    de l'homo-érectus.

  • Pierre Brosseau - Abonné 24 février 2017 17 h 22

    JOHN McCAIN A PEUT-ÊTRE RAISON

    Le sénateur John McCain, ex-candidat présidentiel républicain, disait la semaine dernière que la façon dont les médias, "des ennemis du peuple", étaient actuellement traités aux États-Unis est celle que pratiquent les dictateurs. Il a raison bien sûr, on n'a qu'à penser au président Erdogan, de la Turquie, et à Poutine en Russie.

    Il est à espérer que la longue histoire démocratique des Américains et leur sacro-sainte Constitution pourront étouffer les ardeurs de Trump et de son entourage, car ce n'est pas d'eux-mêmes qu'ils le feront.

  • Luc Fortin - Inscrit 24 février 2017 18 h 43

    Jusqu'où?

    « Quand tout le monde nous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges, mais personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peu plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir, mais aussi de sa capacité de penser. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce qu'il vous plait. » [ Annah Arendt ]