La divulgatrice Chelsea Manning graciée

La militaire transsexuelle Chelsea Manning, qui s’appelait auparavant Bradley Manning, avait été condamnée en août 2013 à 35 ans de prison.
Photo: U.S. Army via Associated Press La militaire transsexuelle Chelsea Manning, qui s’appelait auparavant Bradley Manning, avait été condamnée en août 2013 à 35 ans de prison.

Le président Barack Obama a commué la peine de Chelsea Manning, une ancienne analyste du renseignement militaire condamnée à 35 ans de prison aux États-Unis pour avoir divulgué des documents hautement confidentiels à WikiLeaks.

La Maison-Blanche a indiqué mardi que Mme Manning figurait parmi les 209 détenus dont la peine a été écourtée par le président sortant.

L’ancienne analyste du renseignement militaire a purgé plus de six ans d’une peine de 35 ans pour avoir coulé des documents militaires et gouvernementaux classifiés au site de divulgation WikiLeaks. En vertu de la décision annoncée mardi, sa peine prendra fin le 17 mai.

Elle était connue sous le nom de Bradley Manning au moment de son arrestation en 2010, et a tenté de s’enlever la vie à deux reprises l’an dernier.

Pardon

M. Obama accorde par ailleurs son pardon à 64 personnes, incluant le général à la retraite James Cartwright, qui avait été accusé d’avoir fait de fausses déclarations durant une enquête sur le dévoilement d’informations classifiées.

« Ces 273 individus ont appris que notre nation en est une qui pardonne, où le travail acharné et l’engagement à la réinsertion peuvent mener à une deuxième chance, où les torts du passé ne priveront pas un individu de l’occasion d’avancer », a dit un conseiller de la Maison-Blanche, Neil Eggleston.

Ces commutations et pardons présidentiels s’appliqueront de façon permanente et ne pourront être annulés par le président désigné Donald Trump. Des responsables de la Maison-Blanche ont affirmé que d’autres personnes seraient graciées par M. Obama jeudi — son dernier jour en fonction comme président —, mais aucun individu aussi connu que Chealsea Manning n’en ferait partie.

Si M. Obama a commué la peine de Mme Manning, l’ancienne analyste n’est pas sauvée de tout le mal dont elle a souffert, a réagi WikiLeaks dans communiqué.

Le fondateur de l’organisation, Julian Assange, a de son côté remercié « tous ceux qui ont fait campagne pour la [demande de] clémence à l’égard de Chelsea Manning », soulignant que leur « courage et [leur] détermination ont rendu possible l’impossible ».

1 commentaire
  • Gilles Gagné - Abonné 17 janvier 2017 22 h 47

    Serait-il possible que Trump gracie à son tour Snowden? Après tout celui-ci est protégé par la Russie qui favorisait Trump à la présidence et ce serait une autre façon pour le nouveau président de se distinguer lui qui aime les coups populaires. Il y aura des bras de fer pour les prochaines quatre années.