Trump choisit une figure consensuelle comme conseillère

Kellyanne Conway a été directrice de campagne du candidat répubicain, Donald Trump.
Photo: Richard Drew Associated Press Kellyanne Conway a été directrice de campagne du candidat répubicain, Donald Trump.

Après avoir largement contribué à l’élection de Donald Trump, son ancienne directrice de campagne, Kellyanne Conway, a été nommée jeudi conseillère du président américain, un rôle majeur pour celle qui demeure le visage le plus consensuel de l’administration à venir.

La première personne remerciée publiquement par le président désigné le soir de sa victoire, le 8 novembre, aura été parmi les dernières à trouver sa place à la Maison-Blanche.

Ce n’est pas un hasard, car cette femme de 49 ans à l’allure soignée a longtemps hésité à rejoindre l’équipe présidentielle, affirmant s’inquiéter de l’éducation de ses quatre jeunes enfants, dont les plus âgés (des jumeaux) ont 12 ans.

Mieux que prévu

Elle a ainsi envisagé, un temps, de créer un bras politique du camp Trump, capable de mobiliser les énergies en dehors de l’administration et de préparer le scrutin législatif de 2018, ce qui lui aurait offert davantage de temps en famille.

Kellyanne Conway a aussi patienté pour amener Donald Trump à lui offrir mieux que prévu.

Ravi de sa gestion des médias durant la campagne, devant lesquels elle a brillamment policé le discours parfois abrasif du candidat républicain, l’homme d’affaires la voyait ainsi en porte-parole. Mais elle a refusé ce rôle de pure communicante, décidée à garder l’oreille du président.

Plafond de verre

« Historiquement, c’est un poste pour un proche du président, qui ne veut pas de responsabilités opérationnelles, mais qui est là pour faire le point, appréhender la situation et aider le président dans sa réflexion », explique Rick Shenkman, auteur et spécialiste d’histoire politique.

« Kellyanne Conway est une conseillère et stratège de confiance qui a joué un rôle crucial dans ma victoire, a affirmé Donald Trump dans un communiqué publié jeudi. Elle défend sans relâche et avec ténacité mon programme et sait extraordinairement bien communiquer de façon efficace notre message. »

Le magnat de l’immobilier considère que sa victoire électorale a « brisé le plafond de verre pour les femmes », sa directrice de campagne étant la première femme à mener un candidat à la présidence des États-Unis.

Communications

Donald Trump a aussi annoncé jeudi avoir constitué son équipe de communication, en faisant notamment de l’actuel porte-parole du Parti républicain la voix de la Maison-Blanche et de sa future administration.

Sean Spicer a été nommé porte-parole de l’exécutif et sera notamment chargé des relations avec la presse, selon un communiqué de l’équipe de transition de Donald Trump, qui investira la Maison-Blanche le 20 janvier.

Trois autres personnes ont également été nommées dans l’équipe de communication : Jason Miller, directeur de la communication, Dan Scavino, directeur pour les médias sociaux et Hope Hicks, l’actuelle porte-parole de l’équipe de transition du futur président dirigera la stratégie de la communication.

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