Donald Trump s’enflamme sur le drapeau

Les raisons de Donald Trump de soudainement se prononcer sur cet enjeu demeurent floues.
Photo: Evan Vucci Archives Associated Press Les raisons de Donald Trump de soudainement se prononcer sur cet enjeu demeurent floues.

Washington — Donald Trump s’est heurté mardi à une fin de non-recevoir d’une grande partie de la classe politique américaine, y compris dans son camp, après avoir suggéré la déchéance de nationalité ou la prison pour quiconque brûlerait le drapeau américain.

« Personne ne devrait avoir le droit de brûler le drapeau américain. Si certains le font, il doit y avoir des conséquences, peut-être la déchéance de nationalité ou la prison ! » a lancé le prochain président des États-Unis tôt mardi matin sur Twitter, sans que l’on sache ce qui avait suscité cette prise de position.

Interrogé sur cette prise de position lors de son point de presse quotidien, Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, a souligné que la liberté « de nous exprimer de la façon que nous choisissons » était protégée par la Constitution des États-Unis.

Soulignant qu’il existait un « fort consensus politique » à travers les États-Unis sur la nécessité de protéger ce droit, le porte-parole a souligné qu’il s’appliquait aussi au droit de « dire ce que vous voulez sur Twitter », relevant dans un sourire l’ironie de la situation.

Saisie de ce dossier, la Cour suprême des États-Unis a estimé en 1989 que brûler un drapeau américain était permis au nom de la liberté d’expression.

Dans un entretien accordé à CNN en 2012, Antonin Scalia, très conservateur juge de cette Cour, décédé depuis, avait expliqué combien il importait de faire la différence entre opinions personnelles et respect du droit sur un tel dossier.

Quel que soit le projet exact de Donald Trump, la réaction fut sans équivoque chez ses alliés républicains du Congrès, bien que polie, dans un désir clair de couper court à toute polémique.


Un anti-avortement à la Santé

Washington — Donald Trump a nommé mardi comme ministre de la Santé Tom Price, un républicain anti-avortement et farouche opposant à la réforme de l’assurance maladie d’Obama, provoquant des réactions indignées à gauche. « Il est exceptionnellement qualifié pour mener à bien notre engagement d’abroger et de remplacer l’Obamacare afin de donner à tous les Américains une couverture santé abordable et accessible », a déclaré M. Trump, cité dans un communiqué. Le républicain siège pour la Géorgie à la Chambre des représentants depuis 2004. Ses votes à la Chambre s’opposant à la prise en charge de la contraception, ou encore concernant la protection du foetus et le rejet de l’Obamacare sont salués par une grande association américaine luttant contre l’IVG, National Right to Life, qui lui accorde un sans-faute.
3 commentaires
  • Michel Thériault - Inscrit 29 novembre 2016 19 h 21

    Couverture médiatique

    Nous savons tous que cet homme est un peu cinglé… Bien des médias ont fait leur mea culpa après les élections en avouant qu'ils étaient allés trop loin dans la couverture médiatique de Trump. Et là, on recommence de plus belle en publiant des non-nouvelles comme celle-ci. Ben cou'donc…

    • Patrick Daganaud - Abonné 1 décembre 2016 08 h 13

      C'est une très bonne analyse.

      Il faudrait que les médias se taisent.

  • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 30 novembre 2016 00 h 48

    C'est pas Trump..

    ... qui a blamé Castro pour avoir muselé des opposants au régime. C'est pas correct d'avoir fait des prisionniers politiques, mais ces gens n'auraient pas que brulé le drapeau cubain là!

    Trump lui propose ''peut-être la déchéance de nationalité ou la prison !'' pour avoir brulé le drapeau américain! ( En passant je reconnais que brûler le drapeau de son pays n'est pas un geste acceptable ).

    Donc un personnage élu président peut être aussi ou plus tordu qu'un dictateur.

    En passant, Castro traitait bien les minorités de Cuba, noirs de l'ancien régime d'esclavage, et mûlatres dûs aux passages et croisements des espagnols, portugais et allemands à Cuba. Ok là cher Parti Républicain donneur de leçon!

    Comment sont traités les noirs et les latinos aux U.S.A.?

    En passant, le pire endroit à Cuba...est américain...Guantanamo.