Le Congrès conserve ses couleurs républicaines

Le Capitole, à Washington. Le bâtiment abrite le Sénat et la Chambre des représentants.
Photo: Mark Wilson / Getty Images / Agence France-Presse Le Capitole, à Washington. Le bâtiment abrite le Sénat et la Chambre des représentants.

Le Congrès américain va demeurer républicain. La majorité républicaine à la Chambre des représentants a été clairement confirmée en soirée et, au moment d’écrire ces lignes, les projections des différents médias prévoyaient 48 élus démocrates et 52 élus républicains au Sénat.

Les démocrates espéraient mettre la main sur le Sénat et ils auraient eu besoin de cinq élus pour le faire. En ce qui concerne la Chambre des représentants, les espoirs démocrates étaient très peu élevés.

Le Congrès américain est composé de deux chambres, le Sénat, qui compte 100 sénateurs (soit deux par État), et la Chambre des représentants, qui compte 435 représentants (leur nombre varie selon la population de leur État respectif). Les deux chambres étaient en majorité républicaine depuis 2014.

Alors que tous les sièges de la Chambre des représentants étaient en jeu mardi (le mandat des élus est de deux ans), au Sénat, c’était le tiers des sièges qui étaient soumis au vote, pour des mandats de six ans. Le jour de l’élection, mardi, le Sénat comptait 46 démocrates et 54 républicains, et 34 des 100 sièges étaient soumis au vote.

Chambre des représentants

En ce qui concerne les Chambre des représentants, personne ne s’attendait à ce qu’elle bascule du côté des démocrates, qui auraient eu besoin d’une trentaine de sièges pour l’emporter. La Chambre comptait mardi matin 246 républicains, 186 démocrates et 3 sièges vacants. En fin de soirée, mardi, les projections accordaient environ 200 sièges aux démocrates, qui en auraient eu besoin de 218 pour obtenir la majorité.

Il est à noter que le président de la Chambre, le républicain Paul Ryan, s’était carrément dissocié de Donald Trump, affirmant se concentrer sur la réélection de la majorité républicaine au Congrès.

Dans la perspective de l’élection d’Hillary Clinton à la présidence, celle-ci comptait sur le Sénat pour l’aider, bien sûr. Le Congrès adopte les lois, entre autres, et le Sénat doit confirmer la nomination des juges par la présidence. Ces derniers mois, le Sénat républicain avait bloqué la nomination du juge Merrick Garland à la Cour suprême, souhaitée par le président Obama.

Si Hillary Clinton est élue présidente, elle fera donc face à un Congrès hostile. Si c’est Donald Trump, il faut quand même noter que plusieurs sénateurs républicains ont exprimé ouvertement de grandes réserves sur le candidat républicain.

Vedettes républicaines

Parmi les vedettes du Sénat qui étaient à surveiller, l’adversaire de Donald Trump lors de la primaire républicaine, Marco Rubio, a rapidement été déclaré élu en début de soirée, en Floride.

Les démocrates pouvaient se consoler de leur dure soirée en ayant fait élire en Pennsylvanie Katie McGinty, qui l’a emporté contre le républicain Patrick Toomey, un conseiller fiscal conservateur qui avait tenté de se distancier de Trump. La lutte en Pennsylvanie a été féroce : la campagne aurait coûté 188 millions de dollars américains, la plus coûteuse au pays.

Les démocrates espéraient faire des gains, qui ne se sont pas matérialisés, au Wisconsin, au Missouri, au New Hampshire et en Caroline du Nord.

Le New Hampshire avait également été le théâtre d’une autre lutte féroce, alors que la candidate républicaine Kelly Ayotte avait déclaré que Donald Trump était un modèle pour les enfants, pour ensuite se rétracter. Son adversaire, Maggie Hassan, avait reçu le soutien, pendant sa campagne, de Joe Biden et de Bernie Sanders, et, dans cet État, les coûts de la campagne se sont élevés à 100 millions. Au moment où ces lignes sont écrites, Mme Ayotte menait la course.

En novembre 2018, la Chambre des représentants sera encore en élection, à l’occasion des élections de mi-mandat, ainsi qu’un autre tiers des membres du Sénat.