Le programme politique des républicains vire à droite

Washington — Immigration, climat, homosexualité : le programme officiel du Parti républicain, qui sera ratifié la semaine prochaine lors de la convention de Cleveland, inscrira dans le marbre un durcissement idéologique conservateur.

En préparation de la convention d’investiture, un comité de délégués s’est réuni lundi et mardi à Cleveland pour mettre à jour, chapitre par chapitre, les positions officielles du Parti républicain, un document qui devra en théorie servir de ligne directrice pour les quatre prochaines années. S’il n’engage pas strictement Donald Trump, il est censé refléter l’équilibre idéologique du parti.

Le texte, qui ne sera dévoilé officiellement que lundi prochain, inclut selon le Washington Post la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique — la revendication phare de Donald Trump — ainsi qu’un « examen spécial » pour les visiteurs étrangers en provenance de pays « soutenant le terrorisme ». Cette clause fait écho à une proposition de Donald Trump.

L’opposition ferme à l’avortement figure aussi dans le document, et les délégués ont rejeté un amendement qui aurait déclaré explicitement que les homosexuels sont des cibles de l’organisation État islamique. Après l’attaque d’Orlando dans une boîte de nuit gaie en juin, Donald Trump s’était érigé en défenseur de la communauté, mais le Parti républicain, opposé au mariage gai, reste très mal à l’aise sur la question des droits LGBT.

Le charbon a aussi été déclaré une source d’énergie « propre », rapporte le New York Times, alors qu’en 2012 il n’était décrit que comme une énergie « abondante et bon marché ». La plupart des républicains méprisent le concept de changement climatique et s’opposent à la politique environnementale de Barack Obama, qui a entrepris de durcir la réglementation sur les émissions des centrales à hydrocarbures.

Enfin, les républicains ont ajouté un passage sur la pornographie, qualifiée de « menace publique », notamment contre les enfants, et de « crise de santé publique qui détruit les vies de millions de personnes ». En 2012, les délégués s’étaient limités à dénoncer la pornographie pédophile.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 14 juillet 2016 13 h 00

    Vrai

    Je crois que le journaliste rapporte sans filtre des rumeurs absurdes. Des milliers, sinon des millions d'Américaines républicaines ont-elles-même eu des avortements, leur Cour Suprème l'a permis, ils ne vont pas revenir là-dessus. Et ils ne nient pas tous le changement climatique ou veulent une centrale au charbon dans leur voisinage.