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Des grandes entreprises dénoncent une loi du Mississippi

Miami — Une dizaine de grandes entreprises ont demandé au gouverneur de l’État américain du Mississippi de révoquer une loi jugée discriminatoire envers les homosexuels. Parmi ces entreprises figurent General Electric, Coca-Cola, Pepsi, Hyatt et Hewlett Packard.

La loi permet à des responsables ou des sociétés, au nom de leurs convictions religieuses, de refuser des services à des couples homosexuels. Elle a été promulguée mardi par le gouverneur républicain Phil Bryant.

« Il est injuste de discriminer et nous pensons que cela n’a pas sa place dans le Mississippi ou ailleurs dans le pays. En tant qu’entreprises fières d’être ouvertes à tous, nous vous exhortons à révoquer la loi », ont écrit ces groupes dans un courrier au gouverneur.

Elle s’inscrit dans une série de textes similaires adoptés par plusieurs autres États conservateurs, qui visent à contourner une décision historique de la Cour suprême américaine de juin 2015 légalisant le mariage homosexuel dans l’ensemble du pays.

Les entreprises dans leur lettre expliquent que cette loi rend les recrutements plus difficiles et « réduit l’attrait touristique de l’État, la possibilité de nouveaux investissements et l’activité économique ».

Ce courrier a été rendu public par l’association Human Rights Campaign, qui défend les droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (LGTB).

La Géorgie a renoncé lundi à entériner une loi similaire sous la pression de l’opinion et de grandes entreprises, tandis qu’un débat de même nature fait rage en Caroline du Nord.

1 commentaire
  • - Inscrit 7 avril 2016 19 h 04

    Effets limite épouvantable ...

    ... de la logique selon laquelle il faut respecter les croyances religieuses individuelles.

    C'est l'exacte logique de ceux et celles qui se sont opposés à la charte de la laïcité québécoise il y a deux ans.

    Quand on pousse à son extrême limite cette logique qui prend racine dans le multiculturalisme, alliée à l'absolutisme de la liberté individuelle, on en vient forcément à nier des droits collectifs et des principes universels rattachés aux droits de la personne.