Une offensive «n’importe qui sauf Trump» s’ourdit chez les républicains

La marche forcée du milliardaire Donald Trump vers l’investiture républicaine pour la Maison-Blanche incitait mercredi l’appareil du parti à ourdir une contre-offensive, tandis que chez les démocrates, la position de favorite d’Hillary Clinton se consolidait.


La journée du « super mardi », avec des primaires dans une douzaine d’États, a tenu ses promesses en faisant ressortir un favori dans chaque camp, en vue des conventions d’investiture de juillet, pour la présidentielle de novembre.


Donald Trump a remporté sept des onze États disputés mardi. Et il s’est imposé dans dix des 15 consultations.


Depuis des mois, l’establishment du parti républicain hésitait à lancer une guerre à outrance contre l’homme d’affaires. En janvier, un groupe nommé « Our Principles » s’était monté dans le but de diffuser des publicités anti-Trump, une campagne pour l’instant discrète mais qui pourrait s’amplifier.


Un groupe de patrons républicains a relancé une campagne de financement dans les cercles conservateurs mardi, a rapporté le New York Times, dont la p.-d.g. de Hewlett-Packard Meg Whitman et le milliardaire Paul Singer.


Des républicains imaginent même ne pas soutenir Donald Trump en novembre s’il portait les couleurs du parti. Certains évoquent une scission.


Mais la vague Trump emporte aussi de plus en plus d’élus du parti. « Plus les élites du parti protestent contre Donald Trump, plus ça l’aide, car ce ne sont pas des gens que la base respecte », dit à l’AFP Norman Ornstein, de l’American Enterprise Institute.


Forte avance de Clinton


De son côté, Hillary Clinton est parvenue à se détacher mardi de Bernie Sanders en se plaçant en tête dans sept des onze États. Elle cumule 11 victoires sur 16 confrontations, et une forte avance en délégués.


Son équipe a fait le calcul : « Nous prévoyons de consolider cette avance jusqu’à ce que ce soit mathématiquement impossible pour le sénateur Sanders de la rattraper », a écrit le directeur de campagne d’Hillary Clinton, Robby Mook, dans une note.



 
3 commentaires
  • Jean-François Trottier - Abonné 3 mars 2016 07 h 41

    N'importe qui, n'importe qui, attendez un peu...

    Pourquoi pas quelqu'un que le GOP dans son ensemble a appuyé pôur devenir vice-présidente il y a pas très longtemps ?

    Ah oui, Palin! Elle est parfaite depuis le bout des ongles jusqu'au six-pack, moins grossière que Trump puisqu'elle au moins sait où est la Russie (en face de chez elle quand il fait beau), et puis elle se maquille mieux que lui.

    Le GOP paie pour sa niaiserie des 10 dernières années. On pensait qu'après Bush il se recentrerait un peu, étant donné que déjà, Bush et ses mensonges, c'était trop. Mais non! D'exagération en surenchère, les républicains sont en voie de perdre toute crédibilité auprès d'un électorat qui, lui, évolue.

    L'ère du fermier qui se méfie des z'étrangers (ceux qui restent hors de son ranch) et dors en serrant fort sa carabine survivra peut-être longtemps, mais pas à la Maison-Blanche.
    Les quatre prochains présidents seront anybody but republican.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 3 mars 2016 11 h 29

    La politique de Trump: peur et colère...


    "En janvier [dernier] un groupe nommé "Our Principles" s’était monté dans le but de diffuser des publicités anti-Trump, une campagne pour l’instant discrète mais qui pourrait s’amplifier."

    Tout dernièrement le philosophe et linguiste de renommée internationale, Noam Chomsky, a rapproché, et pour les mêmes raisons, la montée de la popularité de Donald Trump avec la montée du racisme dans les années 30: la désintégration sociale.

  • - Inscrit 3 mars 2016 13 h 16

    C'est Mme Clinton ...

    ... qui doit être aux anges !

    Encore qu'on ne sait jamais avec ce pays. Juste à voir la popularité de ce clown, ça donne froid dans le dos.

    Il faut dire que depuis quelques décennies, la première puissance mondiale n'est pas choyée avec ses chefs d'État. C'est la ploutocratie; "n'importe qui" peut être élu, pourvu qu'il faut du fric.