Mesures de sécurité renforcées aux États-Unis et en Belgique

New York — La police de New York a annoncé vendredi soir qu’elle renforçait « par précaution » les mesures de sécurité après les attentats de Paris, notamment près des bâtiments officiels français.

« Par excès de prudence », des unités antiterroristes « ont été dépêchées dans les secteurs très peuplés de la ville, pour fournir une présence policière et rassurer la population », a indiqué la police dans un communiqué.

« Des déploiements spécifiques, autour des lieux du gouvernement français à New York, ont été mis en place immédiatement après les attentats », précise ce communiqué.

Le maire de New York Bill de Blasio, qui avait peu avant exprimé la solidarité des New-Yorkais face aux « actes de violence insensés » ayant frappé à nouveau Paris, a précisé qu’il s’agissait du consulat de France et de la mission française à l’ONU.

La police a ajouté qu’elle était en « contact étroit » avec ses homologues parisiens, ainsi que le FBI.

« Il n’existe aucune indication que les attentats [de Paris] aient un lien avec New York », précise aussi le communiqué.

Frontières renforcées

La Belgique a renforcé le contrôle à ses frontières dans la nuit de vendredi à samedi, à la suite des attentats de Paris qui ont fait au moins 120 morts, selon un bilan provisoire.

« Un contrôle renforcé a été instauré aux frontières dans le cadre notamment d’une collaboration étroite avec les autorités françaises », indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion du centre de crise, qui dépend du ministère de l’Intérieur.

En revanche, le niveau d’alerte terroriste en Belgique n’a pas été rehaussé, car « sur la base des informations disponibles, la situation dramatique à Paris n’a en effet pas d’impact direct en Belgique », précise le communiqué.

« À titre de précaution, une sensibilisation accrue des services de police a été demandée pour l’ensemble des grands événements prévus ce week-end en Belgique ainsi que pour le match de football prévu mardi prochain [contre l’Espagne] à Bruxelles », ajoute toutefois le centre de crise.

À voir en vidéo