Berlusconi n’aime vraiment pas Sarkozy

Rome — Un « crétin » qui refuse de lui serrer la main, un homme « suffisant » et « agressif », « jaloux » de la richesse des autres : Silvio Berlusconi dresse un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy dans My Way, sa première biographie autorisée qui vient de sortir en Italie. « Politicien bouillonnant doté d’un ego surdimensionné », « personnage napoléonien à l’esprit vif et au tempérament emporté », l’ancien président français a souvent manqué d’égards pour l’ex-chef du gouvernement italien, selon ce livre du journaliste américain Alan Friedman. « Il était jaloux, parce que j’étais riche et lui non », assure M. Berlusconi en racontant en riant qu’après son mariage avec Carla Bruni, héritière d’une richissime famille italienne, M. Sarkozy lui a dit : « Tu vois Silvio, maintenant, je suis riche. Comme toi ! » M. Berlusconi n’a pas digéré l’« obstination têtue » et les « pressions agressives » pour faire intervenir le FMI en Italie, ni surtout le « sourire de connivence qui se transforma en une petite grimace suffisante » que le président français a échangée avec la chancelière allemande, Angela Merkel, quand un journaliste leur a demandé s’ils avaient confiance dans les promesses italiennes de réformes.