Les États-Unis retirent Cuba de leur liste de pays soutenant le terrorisme

Le président Barack Obama retirera Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme, a annoncé la Maison-Blanche, mardi.

Cette démarche est une étape de plus dans la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba.

 

M. Obama a pris cette décision à la suite d’un rapport du département d’État. Figurer sur cette liste a constitué une épine dans le pied du gouvernement cubain et a nui aux efforts diplomatiques visant à rétablir les relations entre les deux pays.

Dans un message transmis au Congrès, M. Obama a fait remarquer qu’il n’existait aucune indication voulant que le gouvernement cubain ait fourni de l’aide à des groupes terroristes au cours des six derniers mois. Il a ajouté que Cuba «l’avait assuré qu’il n’appuierait pas le terrorisme international à l’avenir».

L’annonce survient quelques jours après une rencontre entre M. Obama et son homologue cubain Raul Castro lors du Sommet des Amériques, à Panama. Il s’agissait de la première rencontre formelle entre les leaders des deux pays en un demi-siècle.

Relations rétablies

 

Les États-Unis n’accusent plus Cuba de soutenir le terrorisme depuis un certain temps déjà. Quand les deux pays ont annoncé leurs intentions de rétablir les liens en décembre, le président américain avait exprimé sa volonté de retirer Cuba de la liste.

Le retrait de Cuba pourrait ouvrir la voie à l’ouverture d’une ambassade américaine à La Havane.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, a rappelé que même si Cuba ne figurait plus sur cette liste, il existait encore des différends entre les deux gouvernements.

 

Cuba avait été placé sur cette liste en 1982. À l’époque, l’administration de Ronald Reagan avait accusé la patrie de Fidel Castro de «promouvoir la révolution armée par l’entremise d’organisations qui emploient le terrorisme.

Trois autres pays figurent sur cette liste: l’Iran, le Soudan et la Syrie.

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