Hillary Clinton part en campagne en Iowa

Si Hillary Clinton est la favorite des primaires démocrates, faute de rival de taille, elle ne l’est pas d’emblée pour la présidentielle de novembre 2016.
Photo: Nicolas Kamm Agence France-Presse Si Hillary Clinton est la favorite des primaires démocrates, faute de rival de taille, elle ne l’est pas d’emblée pour la présidentielle de novembre 2016.

La course des primaires présidentielles ne fait que démarrer chez les républicains, mais c’est avec l’aura d’une archi-favorite de l’investiture qu’Hillary Clinton a prise lundi le chemin de l’Iowa, l’État incontournable de toute présidentielle.

Au lendemain de sa déclaration sur Internet, Hillary Clinton se trouvait sur la route quelque part entre New York et l’Iowa, où elle a rendez-vous mardi pour son premier déplacement officiel de campagne, une table ronde sur l’éducation dans la ville de Monticello.

Pas de grand discours, ni fanfare ou grandes annonces : Hillary Clinton, qui prépare la présidentielle depuis des mois, voire depuis sa défaite aux primaires de 2008, veut donner l’impression qu’elle repart à zéro, allant jusqu’à délaisser les avions privés pour voyager comme un candidat sans le sou. Elle part à l’écoute des Américains et repousse au mois de mai son premier meeting.

Les deux minutes et 18 secondes de sa vidéo de candidature et les 92 mots prononcés par Hillary Clinton sont les seuls indices des priorités de sa campagne, et de sa vision économique et sociale. Y figurent des « Américains ordinaires » pleins d’espoir, des vraies gens et non des acteurs. Une jeune diplômée cherche son premier emploi. Un couple attend son premier enfant. Une mère au foyer retourne sur le marché du travail, une autre déménage pour que sa fille aille dans une bonne école. Une femme anticipe sa retraite. Deux hommes se marient cet été.

Favorite des démocrates

 

Ses priorités sont le pouvoir d’achat, l’éducation, la santé, des thèmes qu’elle connaît par coeur, pour en avoir discuté et débattu depuis deux ans, dans des dizaines de forums, discours et tables rondes.

Si elle est la favorite des primaires démocrates, faute de rival de taille, elle ne l’est pas d’emblée pour la présidentielle de novembre 2016. Les sondages nationaux lui donnent une légère avance sur ses éventuels adversaires républicains, mais les dernières enquêtes, État par État, montrent qu’elle a du chemin à faire dans des États clés comme la Virginie, l’Iowa ou le Colorado. Pour Quinnipiac, presque tous les candidats républicains potentiels ou officiels font jeu égal avec Hillary Clinton dans ces deux derniers États.

Jeb Bush, de cinq ans son cadet, est le républicain qui domine les sondages des primaires républicaines. Il ne s’est pas officiellement déclaré, mais ce n’est qu’une question de temps, si l’on en croit son activisme préélectoral. Son CV est le plus rempli de tous les républicains en lice : il fut gouverneur de la Floride pendant huit ans, et est crédible sur le sujet de l’éducation, ayant présidé longtemps une organisation réformatrice. Ses réseaux politiques et financiers, hérités de son frère et de son père, lui donnent une longueur d’avance.

Le républicain Marco Rubio plonge

Washington — Le sénateur républicain Marco Rubio, 43 ans, a confirmé lundi sa candidature à l’investiture républicaine pour la Maison-Blanche en 2016, selon plusieurs médias américains. D’origine cubaine, le sénateur de Floride a officialisé sa candidature lors d’un discours à Miami lundi.

Élu au Sénat en 2010, sur la vague du Tea Party, Marco Rubio a réussi une ascension politique rapide, devenant l’un des républicains les plus en vue pour les primaires de 2016, bien que les sondages le placent à ce stade derrière d’autres candidats plus connus, comme l’ex-gouverneur de la Floride, Jeb Bush. Fils de parents cubains immigrés, il deviendrait, s’il était élu, le premier président américain hispanique. Il rejoint dans la course ses collègues Ted Cruz et Rand Paul.


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