Oléoduc Keystone XL : Obama pourrait opposer son veto

Washington — La course folle et étonnamment rapide de la législation visant à faire approuver l’oléoduc Keystone XL au Congrès américain a fait naître de l’espoir chez les partisans du pétrole canadien, qui croient maintenant voir la fin de la saga après six ans de stagnation. Le lendemain a toutefois été marqué par un brusque rappel à la réalité. La Maison-Blanche a laissé entendre, en conférence de presse tôt jeudi matin, lors de la visite du président Barack Obama en Asie, qu’il pourrait bloquer le projet de loi. Un porte-parole a noté la position tenue depuis longtemps par le président selon laquelle le droit d’approuver des infrastructures transfrontalières appartient à l’administration — et non pas aux membres du Congrès. Il a rappelé que le président avait déjà sabordé une telle tentative dans le passé, et pourrait le refaire si le Congrès essaie d’imposer le projet avant que l’administration complète son examen du pipeline qui relierait l’Alberta au Texas. Un premier vote a lieu vendredi. Pour devenir loi, le projet de loi doit être approuvé par le Sénat et la Chambre des représentants et ensuite être approuvé par le président. Le vote clé doit avoir lieu mardi.