L'exécution d'un détenu vire au cauchemar

Oklahoma City — L'exécution d'un détenu dans un pénitencier de l'Oklahoma a tourné au cauchemar, mardi soir, l'homme de 38 ans ayant vraisemblablement éprouvé de grandes souffrances avant de rendre son dernier souffle.

À 18h23, dix minutes après avoir reçu une injection létale, Clayton Lockett a été déclaré inconscient par le personnel sur place. Cependant, trois minutes plus tard, il sa respiration s'est agitée, ses muscles se sont contractés et il a serré les dents, en tentant de relever sa tête de l'oreiller.

Le directeur de la prison d'État a alors ordonné la fin de la procédure et la fermeture des stores de la salle d'exécution afin que les témoins assis dans une salle voisine ne puissent plus voir l'agonie.

Peu après, les autorités ont fait savoir que Clayton Lockett était finalement mort d'une crise cardiaque, à 19h06, 43 minutes après avoir été déclaré inconscient.

Son avocat, David Autry, qui était dans l'assistance, a dit plus tard que la scène avait été horrible à voir. Il a blâmé les autorités pour l'usage d'un protocole d'exécution qui, à son avis, n'avait pas été éprouvé.

Peu après le cafouillage, la gouverneure républicaine de l'Oklahoma, Mary Fallin, a ordonné la suspension de l'exécution d'un autre détenu, Charles Warner, qui devait survenir deux heures après celle de Clayton Lockett. Elle a aussi exigé la tenue d'une enquête sur les protocoles de mise à mort utilisés en Oklahoma.

Clayton Lockett avait été trouvé coupable de quatre crimes graves, dont une affaire de meurtre remontant à 1999.
13 commentaires
  • Yvon Martineau - Inscrit 30 avril 2014 08 h 53

    Monstrueux!!! Quand on pense qu'une balle de carabine 22 ne coûte même pas 1$!!!

    • Michel Vallée - Inscrit 30 avril 2014 11 h 10

      @Yvon Martineau

      Quelle empathie ! Votre commentaire donne froid dans le dos.

    • Richard Lapierre - Inscrit 30 avril 2014 14 h 12

      Daprès ce que j'ai entendu à la radio, il aurait assassiné une fillette en l'enterrant vivante. Aucune pitié pour ce genre de monstre.

    • Jacques Gagnon - Inscrit 30 avril 2014 15 h 46

      Ce n'est pas en imitant ce «monstre» monsieur Lapierre que l'on fera avancer la civilisation. La monstruosité de son geste, en supposant qu'il soit vraiment coupable, car on sait que la justice est faillible aux USA, surtout quand on est noir, ne justifie pas que l'on agisse comme lui.

      Réfléchissez au fait que soit possible son innocence, une autre «monstruosité»

    • Michel Vallée - Inscrit 30 avril 2014 16 h 06

      @Richard Lapierre

      <<(...) Aucune pitié pour ce genre de monstre >>

      En effet, seuls les <<monstres>> sont dépourvus de pitié...

    • Yvon Martineau - Inscrit 30 avril 2014 20 h 36

      à Michel Vallée:
      En effet je ne peux avoir aucune empathie pour ce genre de personnage!

      Clayton Lockett avait été condamné à mort en 2000 pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, qu'il avait enlevée, frappée et enterrée vivante.

      Qui est le monstre?
      Trouvez l'erreur!!!

    • Michel Vallée - Inscrit 1 mai 2014 11 h 00

      @Yvon Martineau

      <<Clayton Lockett avait été condamné à mort en 2000 pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, qu'il avait enlevée, frappée et enterrée vivante. >>

      Vous me répétez là ce que vous avez lu dans les journaux, sous la rubrique des faits divers…

      En ce qui me concerne, je ne me prononcerais pas sur la légitimité de la condamnation de ce justiciable puisque je n’ai pas lu le dossier de la preuve, je n’ai pas assisté aux procédures judicaires et je n’ai pas participé à l’enquête.

      Par ailleurs, je m’oppose à la peine capitale, laquelle n’est qu’un prétexte pour assouvir une pulsion morbide.

  • Georges LeSueur - Inscrit 30 avril 2014 11 h 21

    À banir !

    Ce n'est pas la première fois ! L'application de la peine de mort aux USA -déjà très regrettable en soi- se fait en déni absolu des exigences humanitaires les plus élémentaires.
    L'ONU devrait intervenir pour condamner catégoriquement ces pratiques barbares qui semblent une forme hypocrite de vengeance étatisée.
    La guillotine, aussi répugnante nous parait-elle, offrait une mort douce.

    • Daniel Gagnon - Abonné 30 avril 2014 16 h 32

      Effectivement, Monsieur LeSueur, le sadisme froid et vengeur des familles et de l'appareil judiciaire est dégoûtant et répugnant.

      Y avait-il un médecin sur place? Ou, si on peut l'appeler ainsi, un bourreau officiant ou un médecin de la mort?

      La vengeance n'est pas une solution, elle ne rapporte rien et, au contraire, elle perpétue le système de la violence.

      Au niveau de l'Institution, la loi du talion est tout à fait dégradante.

      Cette vindicte létale, ces morts contrôlées et sinistres, scientifiquement vengeresses, font honte à tout sentiment d'humanité... et à ce qu'il en reste.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 30 avril 2014 11 h 36

    Est-ce que le reve etats-uniens ne devient pas un cauchemar? J-P.Grise

  • Pierre Mercier - Abonné 1 mai 2014 03 h 10

    Des souffrances inutiles

    Permettez-moi, à mon tour, d'ajouter mon petit grain de sel à cettre diatribe autour de la peine capitale aux États-Unis. À la lecture de toutes les réactions consécutives à cet article, personne n'a soulevé un fait qui n'est pas sans conséquences.

    Jusqu'à récemment, la Norvège (ou le Danemark, je ne me souviens plus trop) était le fournisseur exclusif d'une substance essentielle à la fabrication du «cocktail» injecté aux condamnés à mort aux États-Unis. Or, par mesure de protestation contre ce type de châtiment, cet état scandinave a décidé unilatéralement de cesser la vente de ce produit en territoire américain. Conséquemment à cette décision, le gouvernement de l'Oncle Sam s'est vu contraint d'«improviser» une autre «recette» léthale pour «honorer» les sentences. Avec des résultats aussi douloureux que navrants pour les prisonniers condamnés.

    Pardonnez-moi de ramener cette question sur un terrain aussi technique. Je ne sais pas si les souffrances endurées par le condamné, M. Clayton Lockett, ont été consécutives à cette pénurie de produits. Mais si c'est le cas, il est fort probable que ce scénario d'horreur aurait pu être évité.

    Cela dit, des questions aussi graves que le privilège que s'arroge un État d'enlever la vie à un individu suscite énormément d'émotivité. Il y en aura toujours qui considéreront ce geste comme barbare, archaïque et dégradant. Pour ma part, tout en étant conscient que ma prise de position va choquer beaucoup de gens, je suis en faveur de la peine de mort.

    Je suis parfaitement conscient que le fait qu'un État prive un citoyen de son bien le plus sacré ne règlera en rien le problème de la criminalité et que ce genre de décision est pris par des êtres humains, donc sujets à la faillibilité. Par contre, en regard des souffrances que les individus condamnés ont fait subir à leurs victimes, souffrances nullement méritées dans la très grande majorité des cas, il me semble que cette sentence est bien vénielle.

    Populisme revanchar

    • Michel Vallée - Inscrit 1 mai 2014 11 h 12

      @Pierre Mercier

      <<ce genre de décision est pris par des êtres humains, donc sujets à la faillibilité. Par contre, en regard des souffrances que les individus condamnés ont fait subir à leurs victimes (...) >>

      À propos de faillibilité, il y a une faille dans votre raisonnement : lorsque l'erreur judicaire est avérée, il semble évident qu'aucune victime n'a souffert des actes du condamné !

  • Michel St-Pierre - Inscrit 1 mai 2014 09 h 15

    Étonnant !

    Pour un pays capable de mener des guerres là où cela lui semble profitable et tuer toutes les formes de vie (végétale, animale et humaine), il est étonnant que ce même pays ne puisse doter ses Etats où la peine de mort est pratiquée d'un produit létale efficace afin de tuer dignement un de ses citoyens.