Réforme de l’Immigration - Obama va dans un parc pour soutenir des grévistes de la faim

Le président et la première dame sous une tente dans le «Mall» de Washington
Photo: Agence France-Presse (photo) Nicholas Khamm Le président et la première dame sous une tente dans le «Mall» de Washington

Washington – Le président des États-Unis Barack Obama est allé vendredi à la rencontre de grévistes de la faim réclamant une réforme de l’immigration, à proximité du bâtiment du Congrès à Washington, a constaté un photographe de l’AFP.

 

Accompagné de son épouse Michelle, M. Obama s’est rendu en convoi sur le « Mall », l’immense esplanade au centre de la capitale fédérale, à quelques centaines de mètres de la Maison-Blanche. Ce déplacement ne figurait pas à son programme officiel.

 

Les journalistes accompagnant le couple présidentiel ont été tenus à distance. Selon un responsable de la Maison-Blanche, « le président et la première dame rendent visite à des personnes participant à l’opération “ Fast for families” [jeûne pour les familles] sur le Mall, et viennent soutenir ceux qui jeûnent pour obtenir une réforme de l’immigration ». M. et Mme Obama, pendant la visite, ont remercié les grévistes pour leur « sacrifice » et leur « engagement ». Ils leur ont dit que « le pays les soutenait sur la question de la réforme de l’immigration ».

 

Depuis le 12 novembre, installés sous une tente à quelques jets de pierre du Capitole, des militants des droits des immigrants ont entrepris une grève de la faim pour exiger de la Chambre des représentants qu’elle vote à son tour une réforme de l’immigration. « Le président leur a dit que la question n’était pas de savoir si une réforme serait adoptée, mais quand. Il a dit que la seule chose qui faisait obstacle était la politique politicienne, et que l’engagement en faveur du changement comme celui de ces courageux grévistes de la faim contribuerait à faire pression sur la Chambre », a ajouté le responsable.

 

Une telle réforme a été adoptée le 27 juin par le Sénat, où les démocrates sont majoritaires. Ce texte prévoit, sous conditions strictes et à la fin d’une période transitoire d’au moins 13 ans, d’accorder la nationalité américaine à des personnes vivant illégalement aux États-Unis. Ces dernières seraient quelque 11 millions au total.