Washington récolte secrètement des millions de registres d'appels

Les données transmises comprennent les numéros de téléphone impliqués et la durée de l'appel, mais non la teneur des conversations.
Photo: Patrick Sanfaçon Le Devoir Les données transmises comprennent les numéros de téléphone impliqués et la durée de l'appel, mais non la teneur des conversations.
Washington — Le gouvernement des États-Unis récolte depuis plusieurs semaines les registres d'appels de millions d'Américains en vertu d'une ordonnance secrète d'un tribunal, selon ce que rapporte jeudi un important quotidien britannique.
 
L'ordonnance aurait été accordée par un tribunal secret, le Foreign Intelligence Surveillance Court, pour une période allant du 25 avril au 19 juillet.
 
Elle impose à Verizon, une des plus importantes firmes de télécommunications des États-Unis, de remettre à la National Security Agency (NSA) tous les registres contenus dans son système, et ce «de manière continue et quotidienne». Ces registres portent aussi bien sur les appels placés aux États-Unis qu'à l'étranger.
 
Le quotidien The Guardian affirme que le document dont elle a obtenu copie démontre que l'administration Obama, pour la première fois, a obtenu les registres d'appels de millions d'Américains, en vrac et de manière aveugle, peu importe qu'ils soient ou non soupçonnés de crimes.
 
Les données transmises comprennent par exemple les numéros de téléphone impliqués et la durée de l'appel, mais non la teneur des conversations.
 
L'Associated Press n'a pu vérifier l'authenticité de l'ordonnance, puisque les documents provenant de ce tribunal sont secrets.
 
Des représentants du gouvernement américain, de la NSA et de Verizon ont refusé de commenter l'information.
1 commentaire
  • Denis Carrier - Abonné 6 juin 2013 11 h 19

    Écoute immorale

    Écoute des journalistes et écoute des citoyens : L'ère de « big brother » est commencé. Inquiétant pour la liberté d'opinion etd'expression.