Proche-Orient - Kerry croit toujours à la paix et adopte une «stratégie discrète»

John Kerry en compagnie de Benjamin Nétanyahou
Photo: Agence France-Presse (photo) Gali Tibbon John Kerry en compagnie de Benjamin Nétanyahou

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a affirmé lundi à Jérusalem qu’il privilégiait une « stratégie discrète » pour relancer le processus de paix au Proche-Orient, mais qu’il ne céderait pas à la précipitation pour le faire avancer.


« Il serait irresponsable de ne pas explorer complètement les possibilités de progresser », a déclaré M. Kerry aux journalistes qui l’accompagnent dans sa tournée en Israël et dans les Territoires palestiniens.


« J’ai des discussions sur ces initiatives susceptibles de surmonter les problèmes de méfiance, ces initiatives qui nous permettraient de démarrer un processus », a expliqué le secrétaire d’État à l’issue d’entretiens avec le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, et le président israélien, Shimon Peres.


« Je me concentre intensément sur ce dossier et la région, car il est vraiment vital pour les intérêts américains et régionaux d’essayer de faire avancer le processus de paix », suspendu depuis septembre 2010, a-t-il ajouté, en plaidant pour une « stratégie discrète que j’ai l’intention de tenir discrète ».


« Cette plaie d’absence de paix est exploitée par des groupes partout ailleurs pour recruter et encourager les extrémismes de l’Extrême-Orient au Moyen-Orient en passant par les Amériques », a commenté M. Kerry.


« Il y un moment, a-t-il poursuivi en faisant allusion notamment aux révolutions arabes, où il y a des événements régionaux et mondiaux qui poussent dans une direction qui signale que le temps est compté. »


John Kerry a reconnu que l’échec du processus de paix avait conduit à des déceptions et à de la méfiance entre Israël et les Palestiniens.


« Je suis convaincu qu’il est possible de briser [cette fatalité], mais je ne vais pas le faire sous la pression de règles artificielles ou d’échéanciers externes », a-t-il dit.


Le secrétaire d’État avait auparavant estimé, au deuxième jour de sa visite en Israël et dans les Territoires, que la paix était possible en respectant les « besoins de sécurité d’Israël » et « les aspirations à un État » des Palestiniens.

À voir en vidéo