Fusillade dans un complexe de bureaux de l'Arizona: cinq personnes touchées

Phoenix — Cinq personnes ont été blessées mercredi dans une fusillade survenue dans un immeuble de bureaux à Phoenix, en Arizona, dans le sud-ouest des États-Unis, selon plusieurs sources.

On ignore dans l’immédiat si le tireur a été arrêté, selon le site internet du journal Arizona Central, tandis que l’antenne locale de la télévision ABC faisait état de 5 blessés, dont trois par balles.

Aucun suspect n'a été arrêté pour l'instant et la police ne sait pas où le tireur se trouve.

L'une des victimes est dans un état extrêmement critique, selon un porte-parole de la police de Phoenix, le sergent Tommy Thompson. Les deux autres victimes ont subi des blessures moins graves, a-t-il dit.

La police ne pense pas que la fusillade ait été commise au hasard, selon le sergent Thompson.

Un autre responsable, le capitaine des pompiers Scott McDonald, a déclaré que toutes les personnes touchées par balle avaient subi des blessures qui pourraient menacer leur vie.

Deux autres personnes ont été blessées plus légèrement, mais M. McDonald n'a pas voulu donner de détails.

Gabrielle Giffords au Congrès

Par ailleurs, l'ancienne représentante américaine atteinte par balle à la tête lors d'une fusillade en 2011 a lancé un vibrant appel au Congrès, mercredi, en faveur d'un renforcement des lois sur les armes à feu.

«Parler est difficile. Mais j'ai quelque chose d'important à dire», a déclaré Gabrielle Giffords en s'exprimant lentement. «Il y a trop d'enfants qui meurent.»

Il s'agissait de la première journée d'audiences du Congrès depuis la fusillade qui a coûté la vie à 20 enfants dans une école primaire du Connecticut en décembre. La tuerie a ramené à l'avant-plan le dossier controversé du contrôle des armes à feu, poussant le président Barack Obama à en faire une priorité de son second mandat.

L'audience a eu lieu le jour où une nouvelle fusillade était rapportée aux États-Unis, cette fois-ci en Arizona, l'État que Mme Giffords représentait à la Chambre des représentants.

«Soyez audacieux, soyez courageux. Les Américains comptent sur vous», a dit Gabrielle Giffords.

Le plus important lobby des armes à feu aux États-Unis, la National Rifle Association, a également témoigné devant la commission judiciaire du Sénat. Un responsable de la NRA a prédit que les efforts pour mieux contrôler les armes à feu échoueraient.

Plus tôt en janvier, le président Obama a présenté une série de propositions pour renforcer le contrôle des armes à feu, dont l'interdiction des fusils d'assaut de style militaire, un renforcement des contrôles d'antécédents des acheteurs d'armes et la limitation de la capacité des chargeurs à 10 balles.

Les ventes d'armes ont bondi

Les ventes d'armes à feu ont bondi aux États-Unis depuis la fusillade au Connecticut, certains citoyens craignant que le gouvernement ne leur enlève leurs armes. La Constitution des États-Unis garantit le droit individuel de porter des armes, mais certains font valoir que les pères fondateurs d'il y a 200 ans n'auraient jamais pu anticiper la vitesse et la puissance des armes à feu d'aujourd'hui.

Gabrielle Giffords et son mari, l'ancien astronaute Mark Kelly, possèdent tous les deux des armes. Ils ont récemment lancé un comité d'action politique appelé Americans for Responsible Solutions, qui vise à soutenir les élus favorables à un renforcement des lois sur les armes et à contrer l'influence de la NRA, connue pour punir les élus qui divergent de son point de vue.

M. Kelly a déclaré devant la commission que le tireur qui a atteint sa femme avait tiré 33 balles en 15 secondes, et qu'il avait été maîtrisé alors qu'il prenait une pause pour recharger son arme.

«Nous sommes simplement deux Américains raisonnables qui se sont dit: "C'est assez"», a déclaré M. Kelly. Il a estimé que le pays «ne prenait pas la responsabilité des droits sur les armes que nos pères fondateurs nous ont conférés».

Avec ABC et l'Agence France-Presse
2 commentaires
  • Mario Bélanger - Abonné 30 janvier 2013 18 h 01

    Profusion d'armes

    Par rapport aux armes et aux tueries, il faudrait réfléchir à la simple question suivante : dans un bâtiment où vivent 100 personnes, y a-t-il plus de risques si vous mettez trois armes à feu en circulation ou 30 armes en circulation en circulation? Plus il y a d'armes, plus c'est dangeureux, non? Les citoyens devraient poser cette question à la National Rifle Association. Je ne sais pas si ses dirigeants sont capables de réfléchir de cette façon.

    • Lucas Roux - Inscrit 30 janvier 2013 18 h 37

      Cette logique échappe à la NRA et à tous ces Américains qui pensent ouvertement en termes de 'good guys' et 'bad guys' ou 'evil people'. Il y aurait un nombre déterminé de méchants, et il suffirait d'armer les gentils pour gagner la bataille.
      La concept de nuances de gris ne résonne pas fort chez ces gens-là, et ils ne réalisent pas que n'importe qui, dépendamment des circonstances, peut être poussé à faire n'importe quoi.