Panique à Benghazi?

« Tout le monde se pose des questions […] On se demande pourquoi ils se sont affolés d’un coup », regrette le consul honoraire français à Benghazi, le Dr Jean Dufriche, « contraint », ainsi que d’autres Français, de quitter la ville sur ordre de Paris. Joint par téléphone, M. Dufriche fait état d’une « réaction en chaîne » des capitales occidentales, à la suite de « rumeurs » diffusées par des islamistes radicaux pour « faire partir les étrangers de Benghazi ». « Si ceci était leur objectif, alors ils ont gagné », a-t-il déploré. Chef de projet au Centre médical de Benghazi depuis plusieurs années, M. Dufriche estime que, jusqu’ici, il n’y avait « pas de signes alarmants » qui pourraient pousser les Occidentaux à la prise d’une telle « décision rapide ».

Le premier ministre libyen, Ali Zeidan, a estimé vendredi à Davos, où il assistait au Forum économique mondial, qu’il « y a eu exagération de la part de certains pays ». Ces pays, a-t-il relevé, « ont pris des mesures et nous pouvons le comprendre ». « Mais la réalité est que ces personnes de nationalité étrangère vivent très pacifiquement en Libye et qu’il y a des mesures de sécurité pour les protéger .»

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