Escroquerie en ligne

New York — Le procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara, a annoncé hier que deux sites de poker en ligne accusés d’avoir escroqué des joueurs, Full Tilt Poker et PokerStars, avaient conclu un accord pour solder des poursuites moyennant un total de 731 millions de dollars.

L’accord, qui doit être validé par un juge, prévoit que Full Tilt renonce à tous ses actifs, qui sont transférés à PokerStars, une société enregistrée en Grande-Bretagne. Dans le même temps, PokerStars doit verser 547 millions $US aux États-Unis et rembourser quelque 184 millions à des joueurs étrangers, selon un communiqué. Les deux sites sont accusés d’avoir escroqué des joueurs de diverses façons. Les paris sur Internet sont illégaux aux États-Unis depuis 2006, mais l’industrie du poker en ligne demeure florissante, utilisant tous les moyens pour contourner la loi, en particulier en s’installant hors du pays.

3 commentaires
  • Pierre Couture - Inscrit 1 août 2012 07 h 49

    Où est la compagnie amérindienne?

    Sauf erreur, lorsque le procureur fédéral avait lancé ses accusations contre les promoteurs du jeu en ligne, trois compagnies étaient visées : les deux mentionnées dans le texte ci-haut et ABSOLUTE POKER, une compagnie amérindienne exploitée par le conseil de bande de Kahnawake.

    Pourquoi ne parle-t-on plus de cette troisième compagnie?

    Alors qu'elle était encore ministre, Nathalie Normandeau avait reconnu - et déploré - que les revenus de cette compagnie exploitant une activité illégale allait financer le projet éolien que les Amérindiens veulent implanter de force dans le village de Saint-Cyprien.

    Cet aspect de la nouvelle touche les lecteurs de beaucoup plus près que ce qui se passe aux États-Unis.

    Ne faudrait-il pas en parler et nous éclairer correctement là-dessus?

    • Pierre Denis - Inscrit 1 août 2012 11 h 18

      Ça n'arrivera pas ! Les gouvernements nord américains, hantés par le passé, ont tout simplement trop "la chienne" d'entrer sur les réserves et de tenter d'y régir quoi que ce soit. Ils vont préférer balayer la poussière sous le tapis aussi longtemps que possible.

  • André Mainguy - Inscrit 1 août 2012 09 h 00

    Dépendances exploitées

    Autant le jeu que l'alcool, voici 2 dépendances qui créent des malheurs dans les familles et aussi sur les routes.

    Comme l'Éta se targue de voir ses profits augmenter, autant pour la SAAQ que pour Loto Québec, une partie des profits devraient être dirigée directement dans le traitement des dépendances aux jeux et à la consommation abusive d'alcool, on parle ici de d'alcooliques, des gens incapables sans mode de vie se sortir seul de dépendance à l'alcool.