Obama promet une armée américaine allégée, mais toujours puissante

Barack Obama a déclaré que les États-Unis «tournaient la page» après avoir éliminé Oussama Ben Laden, retiré les troupes d'Irak et amorcé le retrait d'Afghanistan.
Photo: La Presse canadienne (photo) - Associated Press Barack Obama a déclaré que les États-Unis «tournaient la page» après avoir éliminé Oussama Ben Laden, retiré les troupes d'Irak et amorcé le retrait d'Afghanistan.

Washington - Le président américain Barack Obama a promis aujourd'hui que les États-Unis resteraient la plus grande puissance militaire du monde, même si le Pentagone doit limiter ses dépenses et réduire le rôle de l'armée américaine en Europe afin de donner priorité à l'Asie.

Le président Obama a fait une rare apparition publique au Pentagone, au moment où l'armée publiait un document résumant la façon dont elle fonctionnera en cette période de réductions budgétaires.

M. Obama a déclaré que les États-Unis «tournaient la page» après avoir éliminé Oussama Ben Laden, retiré les troupes d'Irak et amorcé le retrait d'Afghanistan.

Il a présenté une vision de l'avenir censée permettre d'assurer la puissance de l'armée américaine malgré des coupes budgétaires de plusieurs milliards de dollars.

Le président n'a pas annoncé de nouvelles capacités militaires ni de nouvelles initiatives en matière de défense. Mais sa présentation laisse penser que les États-Unis réduiront leur rôle militaire en Europe, à l'exception de leur relation étroite avec l'OTAN, et que l'Asie deviendra une nouvelle priorité.

Le Pentagone veut aussi renforcer ses capacités en matière de cyberguerre, de défense antimissile, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.

«Notre armée sera moins grosse, mais le monde doit savoir que les États-Unis vont continuer de maintenir leur supériorité militaire», a dit le président en compagnie du secrétaire à la Défense, Leon Panetta, et du chef d'état-major, Martin Dempsey.

Barack Obama a indiqué que son administration ne répéterait pas les erreurs faites après la Seconde Guerre mondiale et après la guerre du Vietnam, quand des coupes dans la défense ont laissé l'armée mal préparée pour ses missions ultérieures.

«En tant que commandant en chef, je ne laisserai pas cela se produire de nouveau», a-t-il dit. «Pas pendant mon mandat.»

MM. Panetta et Dempsey ont dit s'attendre à ce que leur stratégie soit sévèrement critiquée. Et les républicains n'ont pas tardé à se manifester.

«Il s'agit d'une stratégie cachée pour que les États-Unis se retrouvent à la traîne», a dit Howard McKeon, président du comité des forces armées de la Chambre des représentants, dans un communiqué. Il a estimé qu'il s'agissait d'«un retrait du monde sous l'apparence d'une nouvelle stratégie».

Le général Dempsey a défendu la stratégie et le travail de ceux qui l'ont élaborée, affirmant qu'elle était inclusive et exhaustive.

«Ce n'est pas parfait», a dit le général. «Il y aura des gens qui penseront qu'elle va trop loin. D'autres diront qu'elle ne va pas assez loin. C'est donc dire qu'elle est à peu près juste. Elle nous donne ce dont nous avons besoin.»

Le président Obama a indiqué que la stratégie avait pour but d'adapter la défense aux importantes coupes budgétaires à venir, et de recentrer les priorités de sécurité nationale des États-Unis après une décennie de guerre en Irak et en Afghanistan, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Le secrétaire à la Défense a affirmé qu'à ce point-ci de l'histoire, dans un monde en mutation, le Pentagone aurait été forcé de changer sa stratégie de toute façon. La crise budgétaire n'a fait qu'accélérer le processus, a-t-il dit.

Par Robert Burns
3 commentaires
  • NL - Inscrit 5 janvier 2012 16 h 09

    Stratégie d'élections primaires en ce début de campagne?

    Le Président devra tout de même convaincre la Chambre des représentants à majorité républicaine d'adopter le budget qu'il propose au Congrès.

    Ce n'est pas chose faite, mais alors que l'État baromètre du New Hampshire s'apprête à ouvrir le bal des élections primaires, Barack Obama pourra tant bien que mal mesurer sa capacité d'être le prochain candidat démocrate aux élections présidentielles.

  • Au Morin - Inscrit 5 janvier 2012 23 h 38

    Stratégie militaire

    Je lance mon chapeau à cet homme qui doit affronter lune opposition républicaine faite de bouffons qui n'arrête pas de se ridiculiser essai de leur démontrer la raison et qu'il reçoive si peu d'appui.Ces gens la sont en perpétuelle campagne électorale.

  • Jean Francois - Inscrit 6 janvier 2012 00 h 59

    Hé oui,

    41 % du budget militaire mondiale viens des États-Uniens. Pas très pacifique comme statistique.