Condoleezza Rice avait menacé de partir

Condoleezza Rice en 2008 à Copenhague<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Keld Navntoft Condoleezza Rice en 2008 à Copenhague

Washington — Condoleezza Rice confie dans son nouveau livre avoir menacé de quitter son poste de conseillère à la sécurité nationale de George W. Bush en raison de désaccords avec le vice-président Dick Cheney et d'autres responsables de l'administration, selon le New York Times d'hier.

Dans son livre à paraître la semaine prochaine No Higher Honor: A Memoir of My Years in Washington, celle qui devint par la suite chef de la diplomatie américaine écrit avoir menacé de démissionner quand l'équipe de sécurité nationale de George W. Bush s'était divisée sur le sort des détenus soupçonnés d'activités terroristes, l'Irak post-Saddam Hussein et le rôle que les États-Unis devaient y jouer.

En novembre 2001, écrit-elle dans ses mémoires, elle s'était plainte au président Bush après avoir appris que celui-ci avait publié, sans l'avoir consultée, un décret préparé par le conseiller de la Maison-Blanche Alberto Gonzales autorisant les tribunaux militaires d'exception.

«Si cela se reproduit, soit Gonzales, soit moi devrons démissionner», écrit-elle rapportant ses remarques à Bush, qui s'était alors excusé, selon elle, ajoute le New York Times.

Avec le secrétaire d'État d'alors, Colin Powell, elle avait également demandé si le Pentagone déployait suffisamment de soldats en Irak pour maintenir la stabilité du pays.

«Nous savons maintenant que c'était une erreur et que le chaos après l'invasion a contribué à une dérive épouvantable vers des carnages inter-religieux au cours des trois années qui ont suivi», explique-t-elle.

Condoleezza Rice, qui était secrétaire d'État pendant le deuxième mandat de George W. Bush, s'opposait souvent à Dick Cheney et son équipe, qui étaient «vraiment d'un esprit ultra-va-t-en-guerre», écrit-elle encore.
 
1 commentaire
  • naif - Inscrit 28 novembre 2011 13 h 58

    Remords tardifs

    Il faut agir quand c'est le temps. Ses états d'ânes actuels n'ont plus rien de pertinent.

    Dick Cheney, sans états d'âmes a mené sa politique, belliqueuse et sanguinaire, sans regrets.