«Occupy Wall Street» et «Tea Party», même combat, selon le président

Photo prise dans le parc Zuccoti qu’occupent les manifestants anti-Wall Street.<br />
Photo: Agence Reuters Shannon Stapleton Photo prise dans le parc Zuccoti qu’occupent les manifestants anti-Wall Street.

Jamestown — Barack Obama a estimé hier que les manifestants anti-Wall Street et ceux du mouvement ultraconservateur «Tea Party» éprouvaient des sentiments comparables de colère contre leur gouvernement, dans un entretien à une chaîne américaine.

«Je comprends la colère qui s'exprime dans ces manifestations» du mouvement «Occupy Wall Street», a affirmé le président américain dans cet entretien à la télévision ABC depuis Jamestown où sa tournée de trois jours en autocar s'est arrêtée hier matin.

M. Obama a indiqué que «d'une certaine façon, elles ne sont pas si différentes de certaines manifestations venant du Tea Party», une nébuleuse de groupes unis dans leur rejet de l'intervention gouvernementale, et qui a fait la preuve de son influence sur le parti républicain lors des élections législatives américaines en novembre 2010.

«Tant à gauche qu'à droite, je pense que des gens se sentent éloignés de leur gouvernement. Ils ont l'impression que leurs institutions ne travaillent pas pour eux», a-t-il remarqué.

Le président a aussi affirmé qu'il fallait que lui et les responsables au pouvoir «démontrent aux gens que nous comprenons leurs difficultés, et que nous voulons mettre en place un système dans lequel on est récompensé lorsqu'on travaille dur, et que ceux qui sont irresponsables (...) n'en tirent pas de dividendes».

Les adversaires républicains de M. Obama ont notamment fait valoir que le plan de relance massif de 787 milliards adopté aux premiers mois de sa présidence en 2009 n'avait pas amélioré l'économie, avec un taux de chômage toujours à plus de 9 % trois ans après le début de la crise. «La vérité est que ce que nous avons adopté était un très gros plan de relance, dont nous savions qu'il mettrait du temps à avoir de l'effet. Il a fait une différence», a assuré M. Obama.