La Maison Blanche et les leaders du Congrès en viennent à une entente

M. Obama en a fait l'annonce lors d'une brève conférence de presse tenue dimanche soir, vers 20 h 40, et à l'issue de laquelle il n'a répondu à aucune question des journalistes.
 
L'accord ne prévoit pas de hausses de taxes, un élément que le président Obama tenait à inclure dans l'entente.
 
Les États-Unis éviteraient donc de se retrouver en situation de défaut de paiement, un scénario qui aurait pu se concrétiser mardi, s'il n'y avait pas eu d'entente, et qui aurait pu avoir des effets dévastateurs sur l'économie du pays.
 
Des responsables ont indiqué que le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, John Boehner, avait appelé M. Obama en milieu de soirée pour lui annoncer qu'un accord était intervenu.
 
Votes à venir
 
Aucun vote ne doit avoir lieu, ni à la Chambre des représentants, ni au Sénat, avant lundi au plus tôt, le temps de permettre aux législateurs de réviser le contenu de l'entente. Ces votes sont essentiels pour assurer que l'entente soit adoptée, après quoi le président y apposera sa signature.
 
Dans son allocution, M. Obama a précisé que les réductions de dépenses seront imposées graduellement, afin de ne pas ralentir l'économie.
 
M. Obama a ajouté que ces coupures auront pour effet de réduire les dépenses gouvernementales à leur niveau le plus bas depuis l'époque où Dwight Eisenhower occupait la présidence du pays, durant les années 1950.
 
M. Obama a fait remarquer qu'il n'y aura, au départ, aucune coupure dans des programmes de dépenses obligatoires tels la Sécurité sociale et Medicare. Mais ces deux programmes pourraient éventuellement être touchés, au même titre que les lois fiscales du pays dans le cadre de futures coupures.
 
Les leaders démocrate et républicain au Sénat ont tous deux donné leur aval à l'accord intervenu entre le président Obama et les principaux leaders du Congrès.
 
Plus de concessions
 
Harry Reid, leader de la majorité démocrate, a déclaré que les deux partis avaient dû accorder plus de concessions qu'ils ne le voulaient à l'origine. Il a rappelé qu'il faudra l'approbation des membres des deux partis pour que le projet de loi se concrétise.
 
Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat, a affirmé que l'entente «assurera des réductions significatives des dépenses de Washington», et promis qu'une situation de défaut de paiement, ce qui n'est encore jamais survenu dans l'histoire des États-Unis, ne se produira pas.
 
Les deux leaders ont indiqué qu'ils expliqueraient à leurs collègues, dès lundi, les détails de cette entente.
 
De son côté, John Boehner a noté que l'entente «n'était pas la meilleure possible», mais qu'elle respectait les principes du Parti républicain sur les plans de la fiscalité et des dépenses.
 
Aussi, a-t-il fait remarquer, elle démontre à quel point les républicains ont changé le cadre des débats à Washington.

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