Obama fait monter les enchères

Washington — Le président américain Barack Obama a fait monter les enchères dans ses négociations budgétaires visant à empêcher les États-Unis, pour la première fois de son histoire, de se retrouver en situation de défaut de paiement, annonçant qu'il n'y aura aucune entente si les républicains ne faisaient pas de compromis et qu'il ne signera aucun pacte à court terme.

L'administration Obama a rappelé qu'une entente doit survenir au plus tard le 2 août, sinon les États-Unis seront en défaut de paiement. Un tel scénario pourrait accroître l'incertitude quant à la reprise économique, causer de millions de pertes d'emplois et se répercuter sur les marchés financiers partout dans le monde.
 
Lançant un défi à ses rivaux politiques, M. Obama a reconnu qu'il ne voyait aucune issue si les républicains maintenaient leurs positions, les accusant d'afficher une attitude intransigeante.
 
Avant de se diriger vers la Maison-Blanche pour prendre part à une nouvelle ronde de négociations, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, a admis que le pays ne pouvait se retrouver dans une situation de défaut de paiement. Mais il a répété qu'une hausse d'impôts était inacceptable.
 
Interrogé sur la possibilité qu'il appose son veto à un projet de loi visant à hausser, ne serait-ce que temporairement, le plafond de la dette, M. Obama a clairement énoncé qu'il ne signerait aucune extension, qu'elle soit de 30, 60 ou 90 jours.
1 commentaire
  • M. Julien - Abonné 11 juillet 2011 19 h 10

    Crise ou escroquerie?


    Rien de nouveau sous le soleil. C’est toujours la même chose à chaque année.

    Et comme à chaque année, une fois la secousse passée, ce sera « business as usual ».

    Entre temps, il suffira d’imprimer encore plus d’argent. Après tout, la bonne vielle machine à piastres n’aura jamais été aussi performante que ces dernières années.

    La dernière édition du Monde diplomatique est assez éloquente sur cette question des États qui vivent au-dessus de leurs moyens, sur le problème des dettes souveraines en particulier, et sur la voracité des vautours du monde de la finance.

    Comme disent les indignés madrilènes, s’agit-il vraiment d’une crise ou plutôt d’une vaste escroquerie à l’échelle internationale?

    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/