En bref - Assange un «terroriste high-tech»

Washington — Le ministère de la Justice américain explore les voies juridiques pour poursuivre Julian Assange, a affirmé hier le vice-président américain, Joe Biden, qui considère le fondateur de WikiLeaks comme un «terroriste high-tech».

«Nous regardons ça. Le ministère de la Justice se penche sur la question», a déclaré Joe Biden, selon la transcription d'un entretien qui devait être diffusé dimanche matin dans l'émission Meet the Press sur la chaîne NBC. «S'il a comploté avec un militaire des États-Unis pour mettre la main sur ces documents secrets, c'est fondamentalement différent d'un journaliste à qui on les remettrait», a jugé le vice-président. La loi américaine contre l'espionnage, datant de 1917, n'est pas taillée pour ce genre de cas, car il faut prouver que le site WikiLeaks, à l'origine de la révélation de milliers de notes diplomatiques américaines, n'est pas un média traditionnel. Les procureurs du ministère américain travaillent sur une autre base juridique. Ils cherchent à rassembler des preuves que le fondateur de WikiLeaks a «comploté», selon les mots du vice-président, en encourageant ou même en aidant en amont le militaire américain Bradley Manning, soupçonné d'avoir transmis les milliers de documents au site Internet. L'accuser de complot permettrait notamment au gouvernement américain de rendre Assange responsable d'atteinte à la sécurité nationale, tout en justifiant que les médias traditionnels restent couverts par la liberté d'expression protégée par la Constitution.
1 commentaire
  • Kaomax - Inscrit 20 décembre 2010 11 h 52

    Les USA vont réinventer leurs lois pour arriver à leur fin.

    Plus pathétique serait difficile à atteindre. Assange un terroriste !!!

    Wow! les prochaines manchettes vont en faire le "clone australien de l'imaginaire Ossama Ben Ladden" ????

    Le gouvernement américain, à défaut de pouvoir sévir contre Julien Assange, va devoir tricoter ses lois pour arriver à formuler une accusation.

    Depuis toujours les grands médias sont manipulés par des gens de "pouvoir". Ne cachons pas que le pouvoir, c'est les magmas de la finance qui le détienne et non les politiciens qui en sont uniquement que les pantins médiatiques.

    L'économie mondiale se porte mal parce que les plus riches, veulent être davantage riches à tout prix. Que ce soit par les manipulations dans les marchés boursiers, que par les hausses injustifiables du pétrole.

    L'internet ouvre les fenêtres jadis "contrôlées", sur les "vrais situations", par la dénonciation des actes gérés par les politiciens et autres hommes de pouvoir. Ça dérange les "gros joueurs" habitués à manipuler par les moyens conventionnels.

    Mais voilà la faille qui se dresse devant eux, un peuple qui aura su se donner les moyens de communiquer les vrais informations.

    Aujourd'hui c'est "wikileaks" qui fait la "Une", demain ce sera autre chose. Prenons le pour "acquis", nous arrivons à la fin d'une gestion manipulatrice des sociétés, par une poignée de richissime qui se vouent à faire la pluie et le beau temps depuis plusieurs décennie, voir quelques siècles.

    Le bon côté, c'est l'envers de la médaille. Cette histoire est suffisamment médiatisée pour éviter que Assange disparaisse comme plusieurs autres. À la fin de l'histoire, il pourra intenté un procès de plusieurs dixaine de millions au gouvernement américain pour atteinte à sa réputation et abus de pouvoir. Le parlement de Londres passera lui aussi à la caisse, pour complicité avec les américains.