En bref - Obama vers une débâcle

Washington — Les républicains abordent les derniers jours de la campagne des élections de mi-mandat, mardi aux États-Unis, en position de force avec la perspective de conquérir au moins la Chambre des représentants et d'infliger une cuisante défaite à Barack Obama.

Plus de 90 des 256 démocrates de la Chambre sont menacés, selon les analystes qui voient les républicains gagner sans mal les 39 circonscriptions nécessaires pour y devenir majoritaires. L'opposition devrait également progresser au Sénat mais il lui faudra remporter dix sièges, donc la quasi-totalité des scrutins les plus serrés pour dominer la chambre haute, une tache nettement plus difficile, quoique personne ne l'exclut. S'ils parviennent à réussir sur ces deux fronts, ils seront en mesure de faire obstruction à la mise en oeuvre du programme d'Obama.
4 commentaires
  • oracle - Inscrit 29 octobre 2010 07 h 30

    En mal de "production".

    Les analyses de la grande presse américaine réputée sérieuse ne me permettent pas présentement d'être aussi "optimiste" que Reuters. Je soupçonne son journaliste d'être en mal de "production" et pressé par ses patrons de se donner une grosse tape sur le postérieur.
    Pour faire un peu plus sérieux, j'aimerais attirer l'attention des lecteurs sur un fait plutôt insolite. Tous les sondages publiés lors des dernières présidentielles américaines ont toujours mentionné le nombre de ceux qu'on désigne couramment par indécis. À ma grande surprise et ma grande désolation , cette donnée a complètement disparu dans l'immense majorité des enquêtes de la présente campagne. Quand on connaît l'importance de cette variable dans une prédiction sur des intentions de votes réelles, il me paraît éminemment téméraire de vendre aussi cavalièrement la peau de l'ours.
    Attendons voir !

    Pierre-Michel Sajous.

  • Gilbert Talbot - Abonné 29 octobre 2010 10 h 28

    Comment critiquer Obama sans voter Républicain ?

    Il n'y a pas de troisième voie politique aux États-Unis, c'est ça le malheur. Si on est écologiste, féministe ou socialiste, on doit voter pour Obama et, si comme dans le cas présent, on est insatisfait de sa présidence, on n'a pas d'autres choix que de voter Républicain. Si on annule son vote ou si on s'abstient ça revient au même : les Républicains vont l'emporter faute d'appui aux Démocrates. La diversité croissante des orientations politiques obligent Républicains et Démocrates à couvrir des écarts politiques autrement irréconciliable. Par exemple, les Pacifistes américains qui s'opposent à la guerre en Afghanistan doivent tout de même soutenir la politique de Obama. Le Tea Party tire les Républicains encore plus à droite que McCain était prêt à aller lors des dernières présidentielles.

    Ce tiraillement gauche-droite à l'intérieur des partis Démocrate et Républicain, devrait normalement créer des scissions et mener à la création de nouveaux partis politiques : des Verts, des Néodémocrates, ou des théoconservateurs. Malheureusement, on est pas en Europe, la diversité politique n'est pas à la mode chez l'oncle Sam pays du manichéisme par excellence, où on ne peut être que pour le Bien ou le Mal, que Républicain ou Démocrate.

  • Gravelon - Inscrit 29 octobre 2010 15 h 07

    d'accord

    Tout à fait d'accord avec Oracle, il faut être sceptique, les gens vont se décider probablement une fois devant l'urne. On peut bien être frustré face au bilan des deux années d'Obama, mais le moindre bon sens veut que l'on pense à ce qu'on a comme alternative. Or les républicains se déchirent entre eux, entre républicains traditionnels et le nouveau mouvement du tea party et n'offrent aucune porte de sortie honorable à la crise économique. Il y à pein deux ans, les américains ont manifesté leur rejet des républicains. Si les démocrates arrivent à sortir le vote, les pronostics se sront trompés.

  • d i a n e - Inscrite 30 octobre 2010 19 h 40

    Obama vers la débäcle?

    Le jeu n'est pas encore terminé...

    Une débâcle, voilà ce que les républicains voudraient voir!...
    Et, ils y travaillent encore plus fort
    pour placer un autre de leurs demeurés comme président...
    un "yes man" qui va leur obéir!..