Quand Obama ironise - Lincoln serait au ban du Parti républicain

Los Angeles — Barack Obama a affirmé hier que son lointain prédécesseur Abraham Lincoln, un républicain, serait aujourd'hui récusé par un parti que le président américain a accusé d'extrémisme, à 11 jours de législatives périlleuses pour les majorités démocrates au Congrès.

En pleine tournée électorale dans l'ouest des États-Unis, Obama s'en est à nouveau pris aux républicains, assurant que Lincoln (1861-1865), qui fut le premier président républicain, serait considéré comme trop progressiste et ne pourrait plus décrocher la nomination de son parti à la présidentielle.

«Sérieusement, pouvez-vous imaginer qu'il essaie d'être candidat avec ces gars-là?», s'est exclamé Obama, qui participait à Los Angeles à une réunion de soutien à la sénatrice du cru, Barbara Boxer, en difficulté dans les sondages comme nombre de démocrates. Accusant les républicains d'avoir refusé de coopérer aux efforts de remise sur pied de l'économie américaine, après avoir selon lui créé les conditions de la crise, Obama a affirmé que le programme actuel des républicains avait déjà échoué lors des deux mandats de son prédécesseur George W. Bush (2001-2009). «Ce programme a eu pour effet de passer d'excédents (budgétaires) sans précédent à des déficits sans précédent, a permis à Wall Street d'agir impunément (et) a presque détruit notre économie», s'est-il écrié.