Un autre départ dans l'équipe d'Obama

Washington — Au moment où des rumeurs circulaient déjà quant à l'avenir du chef du personnel de Barack Obama, des responsables de la Maison-Blanche s'attendent à ce que Rahm Emanuel remette sa démission, aujourd'hui, selon le réseau ABC.

Âgé de 50 ans, M. Emanuel quitterait ses fonctions pour briguer les suffrages au poste de maire de Chicago, sa ville natale. M. Emanuel a jusqu'au 22 novembre pour présenter sa candidature. Plus tôt lundi, le président Obama avait laissé sous-entendre que le règne de M. Emanuel à la Maison-Blanche tirait possiblement à sa fin.

Tout en sachant que M. Emanuel jonglait avec l'idée, M. Obama avait confié, en entrevue au réseau NBC, que son adjoint devait prendre une décision rapidement, car la course à la mairie de Chicago «est une aventure sérieuse».

Dans une ville marquée, ces derniers mois, par les allégations de fraude contre l'ancien gouverneur Rod Blagojevich, nombre de citoyens de Chicago sont emballés à l'idée que M. Emanuel apporte une approche empreinte de fraîcheur et d'enthousiasme au poste qu'occupait Richard M. Daley depuis 21 ans.

La semaine dernière, Barack Obama perdait son principal conseiller économique, Larry Summers, qui annonçait vouloir reprendre sa chaire à Harvard.

Beaucoup d'autres acteurs clés de ces deux premières années Obama sont aussi donnés partants. David Axelrod, un autre des confidents du président, a promis à sa famille de rentrer à Chicago, début 2011 au plus tard. Très attaqué à l'intérieur même de la Maison-Blanche, le général James Jones, conseiller à la sécurité nationale devrait lui aussi bientôt libérer la place. Robert Gibbs, le porte-parole de la présidence, est loin d'avoir séduit les journalistes et pourrait prendre un poste de conseiller moins exposé.

Au bout de deux ans de travail épuisant à la Maison-Blanche, il est normal que le président renouvelle son équipe, rappellent les historiens. Ce qui est moins habituel, et malvenu pour Obama, c'est que l'équipe se délite juste à la veille des élections de mi-mandat, le 2 novembre, qui seront cruciales pour lui.

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Avec Libération