Wikileaks: le Pentagone diligente une enquête

Washington — L'armée de Terre américaine a ouvert formellement une enquête criminelle hier sur la publication par le site Wikileaks de dizaines de milliers de documents militaires confidentiels sur la guerre en Afghanistan, a annoncé le Pentagone, même si le président, Barack Obama, soutien qu'ils ne révèlent rien de nouveau.

L'investigation a été confiée à la Division d'enquête criminelle de l'armée de Terre qui est déjà chargée du dossier de Bradley Manning, un soldat de deuxième classe de 22 ans arrêté en mai.

Il est soupçonné d'avoir transmis au site internet Wikileaks une vidéo montrant le raid d'un hélicoptère de l'armée américaine qui avait provoqué en 2007 la mort de deux employés de l'agence de presse Reuters et de plusieurs autres personnes à Bagdad.

Bradley Manning se trouve actuellement dans une prison militaire américaine au Koweït. Il a été inculpé début juillet pour violation du règlement militaire après avoir «transféré des données confidentielles sur son ordinateur».

Selon le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell, le soldat Manning est «bien évidemment un personnage-clé» dans l'affaire des fuites d'environ 92 000 documents publiés dimanche par Wikileaks qui jettent une lumière crue sur la guerre en Afghanistan depuis 2004.

Le colonel Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone, a cependant indiqué que l'agence enquêterait «sur un spectre plus large» au sujet des fuites, qui couvrent la période de 2004 à 2009.

Le Pentagone mène sa propre évaluation sur les dangers potentiels causés par ces fuites en matière de sécurité, a ajouté le colonel Lapan.

Obama «inquiet»

Le président Barack Obama a affirmé hier que les documents confidentiels sur l'Afghanistan publiés par la presse ne révélaient rien de nouveau mais justifiaient sa décision de remettre à plat la stratégie américaine dans ce pays, en décembre dernier.

Dans sa première réaction à la révélation de quelque 92 000 documents du Pentagone sur cette guerre, montrant en particulier une collusion entre des éléments du renseignement pakistanais et les talibans, le président s'est dit «inquiet» d'une telle fuite, qui «pourrait menacer des personnes ou des opérations» sur le terrain.

Mais «ces documents ne révèlent pas de problèmes qui n'ont pas déjà nourri notre débat public sur l'Afghanistan», a assuré le président lors d'une courte allocution devant la presse dans la roseraie de la Maison-Blanche.
1 commentaire
  • MichelG - Inscrit 28 juillet 2010 19 h 43

    Guerre contre le Pakistan

    Ce qu'il y a de nouveau c'est que tout le monde apprend que cette guerre afghane est contre le Pakistan et l'Iran sous ordres des sionistes . Mais comme le Pakistan à l'arme atomique les armuriers occidentaux des Sioniste ne peuvent pas attaquer directement donc ils massacrent l'Afghanistan qui n'a même pas un seul avion pour se défendre.

    Quelle lâcheté militaire