Obama veut une réunion bipartite sur la santé le 25 février

Washington — Barack Obama a annoncé hier la tenue prochaine d'une réunion entre parlementaires démocrates et républicains sur le projet de réforme de l'assurance santé. Les ambitions du président américain ont été fortement contrariées avec la perte le mois dernier de la majorité qualifiée des démocrates au Sénat, après une législative partielle remportée par les républicains au Massachusetts.

Le gouvernement tente désormais de trouver une solution de consensus pour maintenir le projet en vie.

Dans une interview sur la chaîne CBS, Obama a indiqué que la réunion d'une demi-journée, prévue le 25 février, aurait pour but «de détailler de façon systématique l'ensemble des meilleures idées qui circulent» afin de faire avancer le processus.

Les discussions seront retransmises en direct à la télévision.

Les élus républicains seront interrogés par Obama sur la méthode qu'ils préconisent pour réduire les coûts du système de santé et développer la couverture de l'assurance.

«Si nous pouvons exmainer ces questions les unes après les autres et parvenir à un certain accord, alors il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions mener ce processus bien plus vite que l'an dernier», a déclaré Obama.

Réagissant à ces propos, le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, s'est félicité de cette occasion de partager des points de vue avec Obama, mais a ajouté que la meilleure façon de parvenir à un consensus serait de renoncer au texte actuel.

Supprimer ce projet de loi «serait le signe que l'administration et les démocrates du Congrès écoutent le pays et qu'ils souhaitent vraiment développer une approche bipartite», a-t-il estimé.

Selon certains analystes, le texte actuel a peu de chances de passer en l'état les dernières étapes du processus législatif, mais tout recommencer avec un nouveau texte serait pratiquement voué à l'échec à l'approche des élections de mi-mandat, début novembre.

Procès

Par ailleurs, Obama a indiqué hier à CBS ne pas avoir renoncé à faire comparaître à New York le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, mais que des problèmes logistiques et des réticences locales compliquaient ce projet.

Khalid Sheikh Mohammed, actuellement détenu à la prison militaire de Guantanámo, à Cuba, a revendiqué l'organisation des attentats du 11-Septembre ainsi que d'autres attaques, notamment en Indonésie et au Kenya.

L'attorney General (ministre de la Justice) Eric Holder avait annoncé en novembre que ses services avaient décidé d'organiser le procEs de Mohammed et de quatre autres suspects à New York. Le projet initial était d'organiser l'audience dans un tribunal fédéral situé à quelques rues du site du World Trade Center, mais les pouvoirs publics locaux se sont vivement élevés contre cette idée en raison des risques qu'elle fait craindre et du coût élevé du dispositif de sécurité à prévoir.

Le mois dernier, on pouvait lire dans la presse que le gouvernement réexaminait sa position.

Barack Obama a indiqué ne pas avoir écarté l'idée d'organiser le procès à New York.

«Mais je pense qu'il est important de prendre en compte les questions pratiques et logistiques que cela soulève. Quand une ville, dit "non", que les services de police disent "non" et que le maire dit "non", cela devient difficile», a-t-il ajouté.