Obama rejoint le club des président gauchers

Photo: Agence Reuters

Washington — Les Noirs américains n'étaient pas la seule minorité à se réjouir mardi lors de l'investiture de Barack Obama. Les gauchers pouvaient eux aussi célébrer le retour de l'un d'entre eux à la Maison-Blanche.

«Je suis un gaucher. Il faut vous y faire», a lancé le président alors qu'il signait ses premiers documents officiels sous les flashes des photographes.

Malheureusement pour les hommes d'image, Barack Obama a tranché en leur défaveur le dilemme auquel tout gaucher est confronté quand il doit écrire de gauche à droite. Il couche son bras sur le document plutôt que de mettre celui-ci à l'horizontale avant d'écrire. Impossible donc de voir la signature.

Premier président noir des États-Unis, Barack Obama vient en revanche rejoindre une longue cohorte de gauchers à la Maison-Blanche. Jimmy Carter l'était, tout comme George H.W Bush et Bill Clinton.

Les gauchers étaient de toute façon assurés de conquérir la Maison-Blanche lors de cette élection, John McCain, l'adversaire républicain de Barack Obama faisant lui aussi parti du club. «Ce n'est pas surprenant que beaucoup de présidents soient gauchers. Les gauchers sont surreprésentés parmi ceux qui font preuve d'une grande capacité à se servir des mots», affirme Sam Wang, professeur de neurosciences à l'université de Princeton, à l'AFP.

«Il a été démontré qu'ils ont tendance à adopter une approche originale pour résoudre un problème, ce que dans des études universitaires on appelle la pensée divergente», souligne-t-il. «Mais il ne s'agit pas d'un groupe monolithique, les gauchers sont aussi surreprésentés parmi les personnes souffrant d'un handicap mental...», a déclaré le chercheur.

«Les gauchers pour Obama» ont déjà attiré plus de 620 membres sur le site de socialisation Facebook