Une victoire du président contre les services de sécurité - Obama garde son Blackberry

Washington — L'une des questions les plus brûlantes du moment sur le président Barack Obama a trouvé sa réponse hier, deux jours après son investiture: il a bel et bien gardé son téléphone portable Blackberry.

C'est son porte-parole Robert Gibbs qui l'a révélé lors du premier point de presse de la nouvelle administration, en précisant que l'usage par M. Obama de son Blackberry était réservé à la communication avec certains hauts collaborateurs et quelques amis.

M. Obama passe pour l'un de ces décideurs de la nouvelle génération qui ne peuvent se passer de l'appareil de poche qui leur permet de lire à tout moment leur courrier électronique ou de se connecter à internet.

Ce qui est volontiers raillé comme une dépendance pathologique soulevait cependant de graves questions: quant à la sécurité de M. Obama, mais aussi quant au respect de la loi. M. Obama est en effet soumis à la loi imposant l'enregistrement et, au bout du compte, la publication de sa correspondance.

L'une des préoccupations de ceux qui s'inquiètent de sa sécurité était que la possession d'un blackberry aide les ennemis de M. Obama à le localiser. Un autre souci, c'était

qu'il ne s'expose à des actions en justice de ceux qui voudraient voir divulguée toute sa correspondance.

Sur la fin de sa présidence, le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, plaisantait volontiers du bonheur qu'il retrouverait, quand il quitterait la Maison-Blanche, de communiquer par courrier électronique avec ses proches et ses amis.

M. Obama s'est démené pour obtenir gain de cause. «Je continue à m'accrocher à mon Blackberry, il va falloir qu'on me l'arrache des mains», disait-il environ deux semaines avant de devenir le 44e président des États-Unis.

Il faisait valoir que le précieux appareil serait l'un des moyens de rester au contact des réalités de ce monde et de percer la bulle dans laquelle la Maison-Blanche a enfermé beaucoup de ses occupants.

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