En bref - Rice, toujours optimiste

Ramallah — Condoleezza Rice a nié hier l'échec des négociations israélo-palestiniennes entamées il y un an à la conférence d'Annapolis, dans le Maryland, qui devaient conduire à un règlement définitif du conflit avant janvier 2009.

«Nous savons [...] que, si cet accord n'est pas conclu avant la fin de l'année, certains diront que le processus d'Annapolis, les négociations ont échoué», a déclaré la secrétaire d'État américaine, s'adressant à la presse en compagnie de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, à Ramallah. «En fait, c'est le contraire. Bien que nous ne soyons pas encore à la ligne d'arrivée, je suis pratiquement certaine qu'Israéliens et Palestiniens, s'ils restent sur la lancée d'Annapolis, franchiront cette ligne et, ce, dans un avenir relativement proche.» La Maison-Blanche a pour la première fois reconnu jeudi que l'objectif d'Annapolis ne serait vraisemblablement pas tenu avant la fin du mandat de George Bush, auquel Barack Obama succèdera le 20 janvier. Abbas et la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, se sont toutefois engagés à poursuivre des discussions qui — assure Rice — ont permis de rapprocher les deux camps. «Nous espérons que la nouvelle administration va se mettre au travail immédiatement en ce qui concerne le Proche-Orient, afin que nous ne perdions pas de temps», a déclaré hier le chef de l'exécutif palestinien. Outre la violence et le développement des colonies juives de Cisjordanie, les discussions ont été affectées par l'instabilité politique en Israël, où des élections anticipées auront lieu le 10 février. Washington y voit la principale cause du statu quo. Rice a toutefois invité les autorités israéliennes à s'opposer aux projets de constructions en Cisjordanie.