L'ONU et Washington confirment à la Libye sa nouvelle respectabilité

New York — Longtemps traitée en paria par les Occidentaux pour ses liens avec le terrorisme, la Libye s'est vu confirmer hier son nouveau statut d'État fréquentable, avec une entrée remarquée au Conseil de sécurité de l'ONU et une visite ministérielle à Washington.

En visite officielle dans la capitale fédérale américaine, le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahmane Chalgam, a eu un entretien avec la secrétaire d'État Condoleezza Rice, lors duquel cette dernière devait demander à la Libye de libérer les prisonniers politiques et de poursuivre sa réforme démocratique, selon le département d'État.

Cette rencontre devrait préparer le terrain pour une visite à Tripoli de Mme Rice, laquelle a exprimé le mois dernier le voeu de se rendre en Libye pour marquer la normalisation entre les deux pays. Si cette visite se confirme, ce sera la première d'un secrétaire d'État américain en Libye depuis 1953.

Rompues en 1981, les relations diplomatiques entre Washington et Tripoli avaient été rétablies en 2004, après l'annonce par le numéro un libyen Mouammar Kadhafi que son pays renonçait à acquérir des armes de destruction massive.

Elles ont été normalisées en 2006 avec le retrait de la Libye de la liste des États soutenant le terrorisme et l'échange d'ambassadeurs.

Dans la foulée, plusieurs pays européens, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et la France, ont renoué des liens officiels avec Tripoli, en profitant généralement pour signer de juteux contrats commerciaux.

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