États-Unis - Bush souhaite relever le salaire minimum

Washington — Le président américain George W. Bush s'est dit favorable hier à une hausse du salaire minimum qui ne lèserait pas les petites entreprises, et a dit sa volonté d'avancer dans les négociations du cycle de Doha à l'OMC.

«Nous pouvons [...] collaborer sur le salaire minimum. Je soutiens la proposition visant à augmenter le salaire minimum [horaire] de 2,10 $US sur une période de deux ans», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Depuis 1997, le salaire minimum est fixé à 5,15 $US l'heure aux États-Unis.

«Nous devrions procéder de façon à ne pas punir les millions de petites entreprises qui créent la plupart des emplois dans notre pays. C'est pourquoi je pense qu'il faut l'associer à des allègements fiscaux et réglementaires pour aider les petites entreprises à rester concurrentielles et soutenir la croissance de notre économie», a-t-il ajouté.

M. Bush faisait allusion à un projet controversé des républicains visant à augmenter le salaire minimum horaire d'un peu plus de deux dollars. Ce projet a été bloqué en août par les démocrates au Sénat car il incluait également une réduction massive de l'impôt sur les successions qui bénéficiera surtout aux Américains fortunés.

Les démocrates ont promis de relever le salaire minimum dans les 100 premières heures après leur arrivée aux commandes du Congrès début janvier.

M. Bush a aussi dit sa volonté d'arriver à un résultat dans les négociations autour du cycle de Doha par les pays de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

«Nous avons eu beaucoup de discussions au sein du gouvernement sur le cycle de Doha des négociations de l'OMC. Je suis fortement favorable à l'idée de voir si nous pouvons trouver un accord avec nos partenaires commerciaux et d'autres pays» afin «de boucler ce cycle», a-t-il ajouté.

«Le libre-échange sera une bonne chose pour les producteurs américains de biens et de services. Le libre-échange sera aussi l'engin de développement le plus puissant dans le monde. Cela va aider les pays pauvres à devenir plus riches», a-t-il affirmé.

Les négociations ont été suspendues fin juillet faute de consensus sur l'agriculture entre les six principaux acteurs de la négociation (Australie, Brésil, États-Unis, Inde, Japon, Union européenne).