Bush mobilise contre le paludisme

Washington — Le président américain George W. Bush a ajouté hier huit pays d'Afrique à la liste des bénéficiaires d'un programme américain contre le paludisme, faisant de ce combat un enjeu non seulement de santé, mais aussi de sécurité et de stratégie internationales.

M. Bush a appelé à la mobilisation des Américains contre le fléau qui, a-t-il souligné, a tué l'an dernier environ un million d'Africains, dont une grande majorité d'enfants, alors qu'il existe des remèdes contre le mal.

«Nous savons que les pays libres, en bonne santé, prospères, seront des sources de stabilité et non pas le terreau des extrémistes, de la haine et du terrorisme», a dit M. Bush pour convaincre ses compatriotes lors d'une rencontre de haut niveau organisée par la présidence américaine contre la maladie.

M. Bush a inscrit cet engagement dans l'aide plus globale que les États-Unis apportent à l'Afrique, non seulement dans le domaine sanitaire, mais aussi sur le plan économique et commercial.

«Cette administration a doublé l'aide au développement de l'Afrique au cours de ma présidence et je propose de la doubler à nouveau d'ici à la fin de la décennie», a-t-il dit.

Le Bénin, l'Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, Madagascar, le Mali et la Zambie seront les nouveaux bénéficiaires de «l'Initiative du président contre le paludisme» lancée en 2005, a-t-il annoncé.

Le but de la rencontre de Washington était de faire prendre conscience aux Américains des dimensions de la maladie et de mobiliser les organisations de terrain. «Avec 10 dollars, un Américain peut sauver une vie en Afrique», dit la Maison-Blanche. La conférence devait aussi impulser un effort entre le privé et le public.

M. Bush et son épouse Laura ont réuni quelque 250 experts internationaux et personnalités.