Projets fous à Singapour

Pour imprimer sa marque sur la scène internationale, Singapour s’est lancée dans d’ambitieux projets architecturaux qui prétendent marier esthétique, modernité et développement durable. Après le concept de ville-jardin, le pays préconise désormais le concept de « ville dans un jardin », et il laisse la belle part aux jardins verticaux dans ses nouveaux édifices. Tour d’horizon de quelques projets marquants.

 

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

1 Dès l’arrivée à l’aéroport Changi de Singapour, le voyageur est accueilli par la luxuriance du dôme du Jewel, avec ses 22 000 mètres carrés de forêt tropicale sur cinq étages. Au centre, le Rain Vortex, la plus grande cascade intérieure au monde, haute de 40 mètres. Au coeur de ce projet, un architecte bien connu des Montréalais, Moshe Safdie, père d’Habitat 67. Valérian Mazataud Le Devoir
2 Autre monumentale création singapourienne signée Moshe Safdie, l’hôtel de luxe Marina Bay Sands, dans le sud de la ville, surplombe la Marina Bay, une zone de plus de 100 hectares gagnée sur la mer par du remblayage effectué à partir des années 1970 jusqu’aux années 1990. Le site de 20 hectares abrite plus de 2500 chambres d’hôtel, des boutiques de luxe, un casino, un musée, d’innombrables restaurants… Pièce maîtresse de la construction, la terrasse de 150 mètres de long en forme de bateau domine les trois tours de 56 étages. Valérian Mazataud Le Devoir
3 Au pied de l’hôtel Marina Bay Sands s’étend un parc de plus de 100 hectares gagnés sur la mer : les jardins de Gardens by the Bay. Au centre s’élèvent 18 immenses arbres artificiels hauts de plusieurs dizaines de mètres, eux-mêmes peu à peu conquis par une végétation bien réelle. Valérian Mazataud Le Devoir
4 À gauche, vue aérienne du sommet d’un des arbres, équipé de panneaux solaires qui fournissent l’électricité pour l’éclairage nocturne et le spectacle son et lumière quotidien (à droite) qui attire des centaines de touristes. Valérian Mazataud Le Devoir
5 Dans la continuité de la vision singapourienne de ville dans un jardin, l’hôtel de luxe ParkRoyal Collection Pickering, qui a ouvert ses portes en 2013, compte 15 000 mètres carrés de jardins en terrasse pour 367 chambres. Au pied de ce débordement de verdure se trouve le Speaker’s Corner, seul lieu de Singapour où il est autorisé de manifester, moyennant un permis. Valérian Mazataud Le Devoir
6 À gauche, un détail de l’hôtel de luxe ParkRoyal Collection Pickering, dont le relief des terrasses imite des formations rocheuses naturelles. À droite, la tour CapitaSpring, une des plus hautes de l’île avec ses 280 mètres, qui intègre quatre étages de jardins semi-extérieurs entre le 17e et le 20e étage. Valérian Mazataud Le Devoir
7 Au coeur de la tour de bureaux CapitaSpring, un sentier serpente entre quatre étages de jardins intérieurs inspirés par la jungle tropicale. Les petites plantes d’ombre occupent le bas du jardin, alors que les hauts arbres constituent une sorte de canopée à l’étage le plus haut. De larges ouvertures permettent d’observer le paysage urbain de Singapour en contrebas. Valérian Mazataud Le Devoir
8 Au 51e étage de la tour CapitaSpring, une immense terrasse végétale offre une vue panoramique complète de la ville et abrite plus de 150 espèces de fruits, de légumes et d’herbes qui sont utilisés par les cuisines des restaurants de l’immeuble. Valérian Mazataud Le Devoir
9 Également haut de 280 mètres, le centre commercial One Raffles Place se dresse au milieu de ce qui fut la première zone marchande de la ville, au début du XIXe siècle, baptisée en l’honneur du lieutenant-gouverneur Stamford Raffles, considéré comme le fondateur de la Singapour coloniale moderne. Valérian Mazataud Le Devoir
10 À gauche, la tour du Swissotel The Stamford, construite dans les années 1980, témoigne d’une autre époque, à l’architecture plus sobre. À son ouverture, en 1986, l’hôtel, qui culmine à 226 mètres, était le plus haut du monde. À droite, l’hôtel Oasia et son gigantesque mur végétal extérieur. Valérian Mazataud Le Devoir
11 Le Marina One, un des plus récents projets architecturaux de l’île, a ouvert ses portes en 2018 et combine appartements de luxe, bureaux et commerces. Fidèle à la nouvelle vague de bâtiments-jardins qui balaie Singapour, l’immeuble héberge un coeur vert mêlant plateformes végétales et bassins. Valérian Mazataud Le Devoir
12 Résultat d’un investissement de plus de 5 milliards de dollars américains, le Marina One, projet certifié LEED Platine, a remporté de nombreux prix architecturaux. Valérian Mazataud Le Devoir
13 Le secteur public de Singapour n’est pas en reste non plus sur le plan de l’architecture. Pour preuve, l’imposante structure du Pinnacle@Duxton, dont les sept tours de logements sociaux de 50 étages, situées en plein coeur de la ville, hébergent plus de 7000 personnes. Valérian Mazataud Le Devoir
14 Plantée au sommet du Pinnacle@Duxton, une plateforme-jardin de 500 mètres de long relie les sept tours du complexe. À Singapour, 80 % de la population est propriétaire de son propre appartement HDB, version singapourienne du logement social. Les appartements du Pinnacle@Duxton figurent cependant parmi les logements sociaux les plus luxueux, avec un prix de départ de plusieurs centaines de milliers de dollars (jusqu’à 650 000 $US). Valérian Mazataud Le Devoir

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