Le Sri Lanka va lever l’état d’urgence, affirme son président

Les manifestations au pays ont atteint leur apogée le 9 juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont afflué à Colombo et envahi le palais présidentiel de Gotabaya Rajapaksa, le forçant à fuir à Singapour et à démissionner.
Agence France-Presse Les manifestations au pays ont atteint leur apogée le 9 juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont afflué à Colombo et envahi le palais présidentiel de Gotabaya Rajapaksa, le forçant à fuir à Singapour et à démissionner.

Le Sri Lanka ne va pas reconduire l’état d’urgence, la situation dans le pays secoué par des troubles en raison de la crise économique s’étant « stabilisée », a annoncé mardi le bureau du président.

L’état d’urgence avait été renouvelé le 18 juillet et le président Ranil Wickremesinghe a le pouvoir de le prolonger chaque mois.

Le Sri Lanka, qui connaît une très grave crise économique, a été secoué à partir du 9 avril par des manifestations visant à protester contre les pénuries de produits de première nécessité, comme le carburant, la nourriture et les médicaments.

Elles ont atteint leur apogée le 9 juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont afflué à Colombo et envahi le palais présidentiel de Gotabaya Rajapaksa, le forçant à fuir à Singapour et à démissionner.

Ranil Wickremesinghe, qui a succédé à M. Rajapaksa, a promis de prendre des mesures sévères contre « tous les fauteurs de troubles ».

« La situation dans le pays s’est stabilisée, il n’est pas nécessaire d’imposer à nouveau l’état d’urgence lorsqu’il expire cette semaine », a déclaré le chef de l’État, cité par son bureau.

L’état d’urgence, vivement critiqué par les groupes de défense des droits, permet aux troupes d’arrêter et de détenir des suspects, et au président d’adopter des règlements qui annulent les lois existantes pour faire face à toute agitation.

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