Aux prises avec la COVID-19, Pékin ferme des dizaines de stations de métro

Un travailleur de la santé fait passer un test de COVID-19 à une femme dans une rue de Pékin.
Noel Celis Agence France-Presse Un travailleur de la santé fait passer un test de COVID-19 à une femme dans une rue de Pékin.

Pékin a clos les portes d’une partie de son métro, mercredi, pour lutter contre la COVID-19, restreignant les déplacements des habitants même si la ville de 21 millions d’habitants ne recense que quelques dizaines de cas quotidiens.

Une soixantaine de stations, soit environ 18 % du réseau, dont beaucoup se trouvent à proximité de zones confinées, ont été fermées, selon la page WeChat de la société de transport de la capitale chinoise. « Les entrées et les sorties des stations seront fermées, mais les changements [de ligne] pourront être effectués à l’intérieur des stations », précise l’avis.

Les habitants de Pékin, où 51 nouveaux cas ont été rapportés mercredi, redoutent que leur ville soit confinée comme Shanghai, la plus grande ville de Chine avec ses 25 millions d’habitants, où la plupart des cas sont enregistrés.

La capitale économique du pays, dont les habitants sont confinés depuis plus d’un mois, a quant à elle recensé près de 5000 nouveaux cas mercredi, un chiffre en baisse, alors que la ville a assoupli certaines mesures. Toute personne avec un test positif est envoyée dans un centre de quarantaine au confort variable et aux conditions d’hygiène souvent déplorables.

18 %
C’est la proportion du réseau de métro de la capitale (une soixantaine de stations) qui a été fermée.

Largement épargnée depuis deux ans, la Chine affronte, ces dernières semaines, sa pire flambée épidémique depuis le printemps 2020, ce qui met à mal sa stratégie du zéro COVID.

À Pékin, les complexes résidentiels où des contaminations ont été recensées sont cadenassés afin d’empêcher les habitants d’en sortir.

Pour freiner la contagion, les restaurants ont interdiction d’accueillir des clients et ne peuvent faire que de la vente à emporter. Les habitants de la capitale ont également commencé à faire des provisions de nourriture et de produits de première nécessité par crainte d’un confinement.

Un porte-parole du gouvernement municipal a déclaré mercredi aux journalistes que la capitale allait « prolonger temporairement » les restrictions, qui devaient d’abord se terminer jeudi, avec la fin des congés de la Journée des travailleurs. Lors de ces congés, au cours desquels les Chinois voyagent habituellement de façon massive, les sites touristiques étaient quasi déserts.

Mais les autorités ont également semblé assouplir certaines règles, M. Xu affirmant que les personnes arrivant de l’étranger à Pékin seraient tenues d’observer une quarantaine surveillée de 10 jours et une semaine d’isolement à domicile, contre 21 jours de quarantaine précédemment. « Je pense que la ville est déjà à moitié confinée », a déclaré sous couvert d’anonymat un habitant de Pékin dont le complexe résidentiel est bouclé par les autorités. « Il n’y a pas de calendrier pour une levée de cette mesure et de plus en plus d’endroits sont scellés. »

Un autre habitant a expliqué faire ses courses en ligne pour éviter tout contact avec des personnes dans les supermarchés. « Personne ne peut vraiment dire combien de temps les restrictions vont durer… mais je comprends le raisonnement », a-t-il affirmé.

Mardi, l’ensemble des habitants du district de Chaoyang, le plus peuplé de la capitale, ont commencé une nouvelle série de tests de dépistage devant se terminer jeudi. Ailleurs en Chine, la ville de Zhengzhou, dans le centre du pays, a également intensifié les contrôles liés à la COVID, les habitants du centre-ville ayant reçu l’ordre de rester dans leur logement.

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