Quatre morts dans le crash d’un avion militaire au Kazakhstan

Selon l’agence de presse russe Interfax, l’appareil appartenait au Comité de sécurité nationale, les services spéciaux kazakhs.
Photo: Abduaziz Madyarov Agence France-Presse Selon l’agence de presse russe Interfax, l’appareil appartenait au Comité de sécurité nationale, les services spéciaux kazakhs.

Quatre personnes sont mortes et deux ont survécu dans le crash samedi d’un avion militaire qui tentait d’atterrir à Almaty, la plus grand ville du Kazakhstan, ont annoncé les autorités.

Extraits du moyen-courrier en flammes, les survivants sont en soins intensifs, dans un état « extrêmement » grave, d’après les mêmes sources.

« Selon les données préliminaires, quatre personnes sont mortes et deux blessés ont été transportés à l’hôpital le plus proche », a indiqué dans un communiqué le ministère des Situations d’urgence de ce pays d’Asie centrale.

Selon l’aéroport d’Almaty (sud), la communication avec l’Antonov An-26 a cessé vers 17 h 20 « pendant la phase d’approche » de l’atterrissage puis « l’appareil s’est écrasé en bout de piste ».

Le ministère kazakh a précisé que l’appareil effectuait un vol de la capitale Nur-Sultan vers Almaty. Aucune raison n’a pour l’instant été avancée mais un fort brouillard touchait la ville au moment du crash.

Selon l’agence de presse russe Interfax, l’appareil appartenait au Comité de sécurité nationale, les services spéciaux kazakhs.

Il a pris feu après s’être écrasé dans l’aéroport. Selon la direction, « l’avion s’est écrasé au bout de la piste ».

Une nuée de véhicules de secours, ambulances, police et pompiers, étaient sur les lieux.

Des vidéos filmées plus tôt dans la journée depuis une route proche de l’aéroport par des témoins, publiées par des médias locaux, montraient une épaisse fumée s’élevant au loin après le crash.

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a présenté ses condoléances aux victimes dans un message sur Twitter.

« Sous mes ordres, le travail pour éclaircir les raisons du crash a commencé », a-t-il écrit. « De pareils incidents ne devraient pas se reproduire ».

Ce drame n’est pas le premier à impliquer un Antonov An-26.

En octobre 2020, un An-26 de transport militaire s’était déjà écrasé à l’atterrissage dans l’est de l’Ukraine, faisant 26 morts, pour la plupart des élèves d’une école militaire, et un survivant.

Un mois plus tôt, quatre passagers sud-soudanais et trois membres d’équipage russes avait péri dans le crash d’un An-26 d’une compagnie locale près de Juba, la capitale du Soudan du Sud.

L’aéroport d’Almaty avait lui déjà été le théâtre d’un accident aérien en décembre 2019, quand un avion de la compagnie locale Bek Air avec 98 personnes à bord s’était écrasé une quinzaine de minutes après son décollage.

Douze personnes étaient décédées. Bek Air n’a plus volé par la suite et sa licence a été révoquée l’an dernier.

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