L’Inde devient le 3e pays en nombre de cas déclarés de COVID-19

La propagation du virus est particulièrement virulente dans les grandes villes indiennes de Bombay, Delhi et Chennai (en photo).
Photo: Arun Sankar Agence France-Presse La propagation du virus est particulièrement virulente dans les grandes villes indiennes de Bombay, Delhi et Chennai (en photo).

L’Inde a annoncé lundi avoir recensé près de 700 000 cas confirmés de la maladie COVID-19 depuis le début de l’épidémie, devenant le troisième pays du monde le plus touché en nombre de contaminations officielles.

Selon le ministère indien de la Santé, un total de 697 413 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été recensés depuis le début de la pandémie, dont quelque 24 000 au cours des dernières 24 heures, pour 19 693 décès. 

Seuls les États-Unis et le Brésil recensent désormais davantage de cas déclarés que l’Inde, qui passe devant la Russie. Le bilan humain est cependant bien moindre pour le deuxième pays le plus peuplé de la planète.

Les experts estiment que le pic de l’épidémie n’est toujours pas atteint dans le pays d’Asie du Sud et s’attendent à un million de cas confirmés à fin juillet. La propagation du virus est particulièrement virulente dans les grandes villes indiennes de Bombay, Delhi et Chennai.

Pour faire face à l’afflux de malades, la capitale indienne a ouvert un gigantesque centre d’isolement d’une capacité de 10 000 lits, pour certains en carton, dans une halle normalement consacrée aux rassemblements religieux. Elle a également réquisitionné des hôtels et salles de réception.

 

Destiné à accueillir des malades asymptomatiques ou aux symptômes légers, l’immense centre a reçu dimanche ses premiers patients. L’équipe médicale peut faire face « même si nous atteignons le pic de nos capacités », a assuré Vivek Kumar Pandey, un porte-parole de l’unité militaire qui gère le complexe.

New Delhi avait décrété un confinement national fin mars afin de freiner l’expansion du virus mais l’a levé début juin, malgré la progression de l’épidémie, pour tenter de raviver une économie exsangue. De nombreuses restrictions demeurent toutefois en place.

Certaines agglomérations ont ordonné des mesures de reconfinement, notamment Thiruvananthapuram, la capitale de l’État du Kerala (Sud). La mégapole de Calcutta interdit, elle, à partir de lundi les vols en provenance de six grandes villes du pays.

De nombreux monuments historiques ont rouvert lundi à travers l’Inde, comme le Fort Rouge et le mausolée d’Humayun à Delhi. Les responsables d’Agra (Nord) ont cependant décidé de maintenir fermé l’emblématique Taj Mahal, hors d’accès aux visiteurs depuis la mi-mars, pour des raisons de sécurité sanitaire.

L’Inde proscrit toujours les vols internationaux au départ et à destination de son territoire, à l’exception de quelques vols spéciaux d’évacuation. Cette interdiction est actuellement en place jusqu’à fin juillet.

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