Les croisiéristes canadiens seront bientôt rapatriés

Les passagers canadiens du «Diamond Princess» pourront bientôt rentrer au pays, s’ils ne sont pas malades.
Photo: Charly Triballeau Agence France-Presse Les passagers canadiens du «Diamond Princess» pourront bientôt rentrer au pays, s’ils ne sont pas malades.

Au moment où 43 Canadiens sont dorénavant contaminés par le nouveau coronavirus à bord du Diamond Princess, mardi, Ottawa a confirmé que l’avion censé ramener ses ressortissants au pays « devrait partir » du Japon jeudi.

« La date de départ sera confirmée une fois que les arrangements définitifs avec le gouvernement du Japon et avec Princess Cruises auront été mis en place », écrit Affaires Mondiales Canada dans un communiqué. À l’instar des ressortissants évacués de la province du Hubei, les passagers canadiens du navire de croisière seront transportés vers la base militaire de Trenton, en Ontario, pour une évaluation. Ils seront ensuite transférés vers l’Institut de formation NAV Canada de Cornwall pour une nouvelle mise en quarantaine de 14 jours.

« L’ambassade du Canada au Japon travaille avec les autorités japonaises, les représentants du navire de croisière et d’autres partenaires pour fournir tout le soutien consulaire possible aux 256 passagers canadiens », poursuit Affaires Mondiales Canada.

256
C’est le nombre de Canadiens à bord du navire de croisière «Diamond Princess», immobilisé dans le port de Yokohama depuis plusieurs jours à la suite de la découverte de voyageurs infectés par le COVID-19

Le plus récent décompte fait état de 542 passagers sur les quelque 3700 du bateau qui ont été infectés par le COVID-19. D’après les autorités japonaises et canadiennes, seules les personnes qui ont été examinées et qui sont en bonne santé recevront l’autorisation d’être rapatriées au pays.

Le nombre de cas de contamination au nouveau coronavirus a dépassé les 74 000 en Chine Continentale et le bilan de l’épidémie a atteint 2000 morts. Environ 900 cas ont été recensés dans près de 30 pays ailleurs dans le monde.

L’Organisation mondiale de la santé se veut néanmoins rassurante en déclarant qu’à l’extérieur de l’épicentre de l’épidémie dans la province du Hubei, la maladie « touche une très petite proportion de la population » avec un taux de mortalité avoisinant les 2 %.

Avec La Presse canadienne et l’Agence France-Presse