Un appareil est nolisé pour rapatrier bientôt les Canadiens

Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, n’a pas su dire dans combien de temps le vol canadien ramènera les 160 ressortissants qui l'ont demandé au pays.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, n’a pas su dire dans combien de temps le vol canadien ramènera les 160 ressortissants qui l'ont demandé au pays.

Le gouvernement fédéral a nolisé un avion pour rapatrier les Canadiens pris dans la région de Wuhan, en Chine. Les ressortissants devront cependant attendre encore quelques jours puisqu’Ottawa doit maintenant négocier avec les autorités chinoises pour organiser le rapatriement.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a indiqué mercredi qu’il y avait maintenant 160 Canadiens qui ont demandé l’aide d’Ottawa — une hausse par rapport au chiffre de 127 rapporté mardi.

M. Champagne n’a pas su dire dans combien de temps le vol canadien ramènera ces ressortissants au pays. « Il a fallu quelques jours pour les États-Unis et les autres pays qui y ont atterri », a-t-il expliqué.

Le Canada doit non seulement obtenir de la part des autorités chinoises l’autorisation d’atterrir, mais aussi coordonner avec elles le transport de ces ressortissants jusqu’à l’aéroport sur des routes qui sont fermées, ou encore où la circulation est très restreinte compte tenu de la quarantaine.

La ministre canadienne de la Santé, Patricia Hajdu, n’a pas non plus précisé si certaines des 160 personnes ayant contacté Ottawa étaient atteintes du coronavirus ou présentaient des symptômes.

En quarantaine ?

Le gouvernement n’a pas encore déterminé si des Canadiens infectés seront autorisés à revenir au pays ou s’ils seront mis en quarantaine en Chine avant de revenir.

Le gouvernement ne sait pas non plus si les rapatriés seront mis en quarantaine de retour au Canada — dans une base militaire par exemple — ou s’ils seront simplement priés de s’isoler à la maison.

Les États-Unis et le Japon ont tous deux rapatrié environ 200 personnes mercredi. M. Champagne s’est défendu de mettre trop de temps à faire de même.

Le Canada doit d’abord déterminer combien de Canadiens veulent rentrer et évaluer leur état de santé, a-t-il insisté.



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