L’Inde va autoriser l’IVG jusqu’à 24 semaines

La loi indienne actuelle n’autorise pas les IVG au-delà d’un délai de 20 semaines, sauf en cas de danger pour la vie la mère.
Photo: Prakash Singh Agence France-Presse La loi indienne actuelle n’autorise pas les IVG au-delà d’un délai de 20 semaines, sauf en cas de danger pour la vie la mère.

Le gouvernement indien a approuvé mercredi un assouplissement des règles encadrant l’interruption volontaire de grossesse, autorisant les avortements à être pratiqués jusqu’à 24 semaines après la conception.

La loi indienne actuelle n’autorise pas les IVG au-delà d’un délai de 20 semaines, sauf en cas de danger pour la vie la mère.

Le cabinet du premier ministre indien Narendra Modi a validé cette mesure qualifiée de « réforme progressiste » par le gouvernement, qui doit désormais être traduite en loi par un vote des parlementaires.

« C’est important car il y a des cas où la fille en question ne réalise pas qu’elle est enceinte au cours des cinq premiers mois et doit aller devant la justice », a déclaré le ministre de l’Information Prakash Javadekar lors d’une conférence de presse.

« Cela réduira la mortalité maternelle », a-t-il ajouté.

Ces dernières années, de jeunes victimes de viol et de trafic humain ont saisi la justice pour obtenir le droit d’avorter après avoir découvert être enceintes seulement au-delà du délai légal de 20 semaines.

En 2017, une fille de 10 ans victime de viol a donné naissance à un bébé de sexe féminin après que la Cour suprême a rejeté sa requête pour un avortement tardif.

Des médecins ont salué la décision du gouvernement nationaliste hindou. « De nombreuses anomalies dans le foetus, dont les défaillances cardiaques, ne sont détectées clairement qu’après 20 semaines », a déclaré à l’AFP la gynécologue Madhu Goel.

« Maintenant les femmes auront le choix de mettre fin à la grossesse s’il y a une chance que le bébé ne survive pas », a-t-elle dit.

Quelque 6,4 millions d’avortements sont pratiqués chaque année en Inde, dont plus de la moitié dans des conditions jugées dangereuses, estimait une étude de 2017 de la Ipas Development Foundation.