Explosion dans une base militaire en Russie

La base militaire de Nionoska est une base d’essais de missiles de la flotte russe ouverte en 1954, où sont notamment testés des missiles balistiques.
Photo: Dmitry Dub Associated Press La base militaire de Nionoska est une base d’essais de missiles de la flotte russe ouverte en 1954, où sont notamment testés des missiles balistiques.

Une explosion sur une base de lancement de missiles dans le Grand Nord russe, a provoqué jeudi une « brève hausse » de radioactivité localement, dont l’origine n’a pas été révélée, et fait deux morts, ont indiqué les autorités.

Dans un communiqué transmis aux agences de presse russes, le ministère de la Défense a indiqué qu’un accident avait eu lieu lors de l’essai d’un « moteur-fusée à ergols liquides », ajoutant que deux « spécialistes sont morts des suites de leurs blessures » et que six ont été blessés dans cette explosion. « Il n’y a pas de contamination radioactive, les niveaux sont normaux », a ajouté l’armée russe dans ce communiqué, ce qu’a également déclaré à l’AFP un porte-parole du gouverneur de la région d’Arkhangelsk.

Deux heures plus tard, la mairie de la ville proche de Severodvinsk a toutefois assuré que ses capteurs avaient « enregistré une brève hausse de la radioactivité » à 11 h 50. « Cette radioactivité est maintenant revenue à la normale », a ajouté la mairie dans un communiqué. Selon elle, à 14 h, les doses de radioactivité n’excédaient pas 0,11 microsievert par heure, la limite réglementaire d’exposition étant de 0,6 microsievert par heure. La mairie n’a pas précisé jusqu’à quel niveau était montée la radioactivité.

Selon l’agence russe de protection des consommateurs (Rospotrebnadzor), citée par l’agence TASS, « il n’y a pas eu de niveau de pollution présentant des risques pour la santé publique ». La navigation des navires civils dans la baie de la Dvina, qui fait face à Severodvinsk, a toutefois été interdite pendant un mois jusqu’au 10 septembre, selon l’Administration des ports maritimes d’Arctique de l’Ouest qui gère cette zone de la Russie.

D’après l’ONG Greenpeace, qui s’appuie sur un autre relevé des autorités locales, le niveau serait monté à 2 microsieverts par heure. L’association a indiqué avoir adressé une demande officielle à l’agence russe de protection des consommateurs pour connaître l’ampleur exacte et la cause des émanations.