Deux morts et 17 blessés lors d’une attaque au couteau au Japon

Les tueries de masse sont rares au Japon, qui dispose d’une législation de contrôle des armes très stricte et d’un taux de criminalité relativement faible.
Photo: Jun Hirata/Kyodo News via AP Les tueries de masse sont rares au Japon, qui dispose d’une législation de contrôle des armes très stricte et d’un taux de criminalité relativement faible.

Une écolière a été tuée mardi à Kawasaki, dans la banlieue sud de Tokyo, dans une attaque au couteau qui a également fait 17 blessés au moment où salariés et enfants se rendaient au travail et en classe.

Selon les médias locaux, qui ont confirmé le décès de l’enfant, l’agresseur présumé, âgé d’une cinquantaine d’années, est également mort des suites des blessures qu’il s’est infligées.

Auparavant, les services de secours avaient indiqué que deux personnes ne présentaient pas de signes vitaux, expression utilisée au Japon avant que le décès ne soit médicalement confirmé.

Parmi les blessés, « une femme d’une quarantaine d’années et trois filles, âgées de 6 ans, souffrent de graves blessures, principalement au niveau de la tête et du cou », a affirmé à la presse Takehito Otsubo, directeur adjoint de l’hôpital où elles ont été admises. « Elles vont subir une opération et seront ensuite transférées dans une unité de soins intensifs. »

En visite au Japon, Donald Trump a témoigné de sa solidarité. « Tous les Américains sont au côté du peuple japonais et pleurent pour les victimes et leurs familles », a déclaré le président, qui se trouvait à bord d’un navire militaire japonais. « Au nom de la première dame et de moi-même, je veux prendre un moment pour leur adresser nos prières et notre sympathie. »

Des circonstances floues

Les circonstances de l’attaque restent floues. D’après la télévision publique NHK, deux couteaux ont été trouvés sur les lieux.

Les pompiers ont reçu un appel d’urgence en tout début de matinée, à 7 h 44 (21 h 44 GMT lundi).

De premiers éléments faisaient état d’une attaque dans un parc, mais des témoins ont raconté qu’elle était survenue à hauteur d’un arrêt de bus.

« J’ai entendu les sirènes des ambulances et j’ai vu un homme à terre, en sang, a témoigné un riverain sur l’antenne de la NHK. J’ai aussi vu des élèves d’école primaire sur le sol. C’est un quartier tranquille, c’est effrayant de voir ce genre de choses. »

« Apparemment un homme est entré dans le bus d’école que ma fille utilise, et a poignardé plusieurs personnes », a affirmé un père.

« Je vais vous tuer ! » aurait-il hurlé, selon un homme qui se trouvait dans le parc voisin, interrogé par le quotidien Asahi.

Il n’était cependant pas possible de confirmer ces informations dans l’immédiat.

Sur les lieux se trouvaient de nombreuses voitures de police, des véhicules de pompiers et des ambulances. Des tentes ont été dressées en urgence pour prendre en charge les blessés.

Un bus blanc était garé à proximité, flanqué du nom « Caritas Gakuen », un établissement catholique, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.

Les tueries de masse sont rares au Japon, qui dispose d’une législation de contrôle des armes très stricte et d’un taux de criminalité relativement faible. Mais des déchaînements de violence aveugle endeuillent occasionnellement l’archipel.

En juillet 2016, un jeune homme avait tué à l’arme blanche 19 personnes dans un centre pour handicapés mentaux à une cinquantaine de kilomètres de Tokyo, la pire tuerie du pays depuis 1938.

Une autre attaque a marqué les esprits, quand, en 2008, un homme de 28 ans, armé d’un couteau et au volant d’un camion, avait semé la panique dans le quartier de l’électronique d’Akihabara à Tokyo, écrasant des piétons avant de poignarder des passants au hasard dans la foule avec une lame à double tranchant. Sept personnes étaient décédées et 10 avaient été blessées.

Quelques années plus tôt, en juin 2001, un homme avait tué huit enfants dans une école primaire d’Osaka.